03/03/2013

Maurice des OMBIAUX: militant régionaliste mais fervent patriote, au service du Gouvernement en 14-18.

 

Maurice des OMBIAUX

 

Pseudonyme de 

 

Maurice DESOMBIAUX.

 

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 Né à BEAURAING, le 16 mars 1868,

 

Mort à PARIS, le 21 septembre 1943.

 

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des Ombiaux.jpg

 

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Au hasard des recherches historiques, il arrive souvent que l'on découvre une personnalité aujourd'hui tombée dans l'oubli. Oubli parfois injuste car cette personnalité eut son heure de gloire en son temps.

 

Maurice des OMBIAUX, grand chantre de la Wallonie et ardent défenseur de la culture wallonne en est un exemple incontestable!

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Sa famille est originaire de la Thudinie. Il naît à BEAURAING le 16 mars 1868. Selon la coutume, sa mère était rentrée chez ses parents pour accoucher. Son père étant Receveur de l’Enregistrement, la famille connut de nombreux déménagements. Il débute ses études au Collège communal de CHARLEROI pour les terminer au Collège communal de THUIN, en 1884, à l'âge de seize ans ! ( devenus plus tard « Athénées royaux » ). Il passe à THUIN la plupart de ses moments de loisirs et de vacances.

 Ensuite, il entreprend des études notariales qu'il doit abandonner. En 1887, il devient commis à l’Administration de l’Enregistrement et des Domaines. Cela l'amènera dans diverses villes: deux ans à BRUGES ( pour apprendre le « flamand »), puis à ARLON, BRUXELLES et KONTICH. En 1895, il réussit le concours de Receveur: il officie à LEAU, MALINES et GRIMBERGEN.

 Passionné par le renouveau littéraire belge des années 1880, il préfère la littérature à l'administration. Il se se met à écrire. D’abord des pièces ainsi qu'un drame symboliste, « Les Amants deTaillemark ». Proche d'auteurs, d'artistes reconnus et de Jules DESTREE, il collabore à nombre de journaux et revues. Révolté, il affiche des opinions extrémistes. Il quitte « La Jeune Belgique » pour « Le Coq rouge», mouvement défendant la liberté en art. Il attaque, toujours avec virulence; flagorne volontiers et se mêle à toutes occasions aux querelles qui agitent le monde littéraire et artistique de l'époque. Cela lui vaudra des inimitiés et on le lui fera payer plus tard. En 1898, paraît son premier recueil de contes, « Mestonnelles ». Il frappe un grand coup publicitaire: des hommes-sandwiches portant des panneaux où on lit : « Dreyfus est revenude l’île du Diable pour lire Mes tonnelles, de Maurice des Ombiaux ». Cela crée un fameux scandale ! Il publiera ensuite plus d’un ouvrage par an, d'une veine de bon vivant.

 En 1902, il est à la base de l’Association des Ecrivains belges. En 1906, il fonde la revue « Jeune Wallonie ». Il collabore aussi à la revue « L’Art Jeune ». . En 1911, il organise la première exposition d’Art wallon à CHARLEROI. Pour lui, la WALLONIE, négligée au profit de la FLANDRE, est un des berceaux de l’art en Occident. Pour le démontrer, il s'appuie sur quelques joyaux de notre patrimoine artistique: l’école de Tournai, celle de l’abbaye de Lobbes, Roger de la Pasture, Victor Rousseau...L'exemple le plus typique est celui du tournaisien Roger de la Pasture, purement et simplement flamandisé, dans les livres d'histoire, en "Rogier van der Weyden" !

En 1913, il préside la Fédération des Artistes wallons. Il organise à MONS une grande exposition de peintures, gravures et sculptures. Il écrit dans L’Artiste, La Wallonie, Le Magasin littéraire et scientifique, L’Art Moderne, La Société nouvelle, Le Réveil, La Libre critique, L’Art jeune, Durendal, La Lutte, Le Jeune effort, L’Idée libre, La Verveine, La Revue moderne...revues souvent éphémères.

 Il signe ses premières œuvres « DESOMBIAUX ». Puis, « des OMBIAULX », et ensuite « des OMBIAUX ». En 1936, le Tribunal de DINANT l'autorise à utiliser légalement son pseudonyme.

 En 1914, il épouse Elisabeth WESMAEL, élève d’Auguste DANSE, chef de l’école de gravure montoise.

 Parmi ses œuvres d'avant-guerre, on doit signaler un réel chef d'oeuvre : « Le Maugré », paru en 1911. MAETERLINCK en dira: « Je considère son grand roman tournaisien, Le Maugré, comme l’un des meilleurs romans folkloriques de ce temps et l’un des mieux écrits de notre littérature nationale.» L’action se passe dans le Tournaisis, au dix-neuvième siècle. Le « maugré » est une forme de vengeance perpétrée par un paysan qui s'estime lésé dans ses droits sur un sol dont il a la charge sans en être le propriétaire, vengeance prenant des formes diverses allant jusqu’à l’homicide, le tout avec la complicité du silence. Il existe, en effet, une sorte d’accord sur le principe qu’un cultivateur ne peut être frustré du fruit de son travail. Souvent, le village s'emballe ensuite et de vieilles rancunes sont réglées. Le « maugré » devient une véritable plaie. ( On a encore signalé quelques cas de "maugré", dans les années 1970 ! )

 Au début de 1914, dans ses « contes militaires », il pressent la crise européenne, laissant deviner que bientôt la nation devrait faire appel à ses forces profondes:« ... Aussi peut-on espérer que si la patrie avait un jour besoin de ses enfants, elle les trouverait aussi braves qu’ils se montrèrent en Turquie, en Autriche, en Hongrie, en Bohême, en Espagne, en France, en Afrique, pour défendre l’intégrité du territoire et l’honneur national ». Paroles, hélas prémonitoires !

 Pendant la guerre, le gouvernement belge s'installe au HAVRE. En 1915, de BROQUEVILLE, Ministre de la Guerre et des Affaires Etrangères, l'appela et en fit son chef de cabinet. Il s'attela à faire connaître la Résistance de la Belgique dans un livre dont des extraits furent repris dans les journaux des deux continents. Puis il écrivit : « la Reine Elisabeth », « Le Général Leman », « les Revendications territoriales de la Belgique », « France-Belqique », « Un Royaume en exil ». « les Fastes militaires des Belges », « la Bataille de Wœringen », « la Littérature Belge et son rôle dans la résistance de la Belgique. » Il faut ajouter « le Clairon du Roi », pour la Libre Belgique, amené par ballonnets libres en Belgique, et la Revue Belge, propagande belge pour l'étranger. Il effectue un séjour clandestin en Belgique. Il parvient à faire passer la frontière à de nombreux clandestins.

En 1919, il prend sa retraite anticipée. En 1921, il s’installe à PARIS. Il s’intéresse surtout à des activités mondaines et gastronomiques. Chroniqueur gastronomique, il rédige un code de la table et acquiert une grande célébrité avec ses nombreux ouvrages. Ses confrères lui décernent le titre de « Cardinal du Bien manger ». Il est désigné aussi comme « Prince de la treille ». Mais il doit vivre de sa plume. Il multiplie les écrits dont la valeur littéraire est en berne.

On doit signaler, en 1921, un livre politique « La politique belge depuis l'Armistice. La grande peur de la victoire ». Il regrette l'abandon des revendications territoriales dont il s'était fait le héraut durant la guerre. Il se manifeste encore en BELGIQUE. Il crée, en 1930, la section belge des Amitiés françaises. Il préside le Comité franco-belge pour le mémorial des trois victoires des armées révolutionnaires françaises de Fleurus. Ce ne sera qu'un demi-succès. Lors de l'inauguration en 1938, aucun représentant des gouvernements belges et français ne répondirent...on craignait de mécontenter l'ALLEMAGNE en célébrant ces victoires. Voyez, ci-après, photo de ce monument:

Fleurus.jpg

Bien que Maurice des OMBIAUX en soit resté tout à fait étranger, il exista chez nous, jusque dans les années 1920, un "Comité" qui continuait à émettre des revendications territoriales. Ce "Comité" revendiquait la restitution à la Belgique des territoires perdus en 1839 ( LIMBOURG hollandais, ZELANDE et GRANDE-DUCHE ),plus une série de communes allemandes aux frontières belges et luxembourgeoises. Donc, bien au delà des cantons d'EUPEN, MAMEDY et SAINT-VITH. En témoigne cette affiche:

Belgie_territorriumclaims_1919.jpg

Ce "Comité" perdit peu à peu nombre de ses partisans qui, au départ, venaient de tous bords. Le gouvernement belge ne désirait nullement faire renaître un motif de conflit avec les PAYS-BAS d'autant plus que de nombreux compatriotes avaient bénéficié, durant la guerre, de leur hospitalité. Le Grand-Duché suivait une autre voie; en ce qui concerne les revendications sur les territoires allemands, il n'y avait guère de références historiques pour les appuyer.

 En 1929, il reçut le Grand Prix quinquennal de littérature française pour l'ensemble de son oeuvre. Mais il échoua à l'élection à l'Académie belge de Langue et de Littérature française. Il semble avoir été victime d'une cabale.

 

La guerre de 1940 va être fatale à l'écrivain. Il sollicite et obtient un poste de correspondant de guerre, ce qui l’oblige à de longs et fastidieux déplacements, inimaginables pour son âge ! Les soucis de l’occupation, le fait que l'heure néatait plus aux activités mondaines et gastronomiques, et surtout sa santé chancelante l’obligent à subir plusieurs interventions chirurgicales. Pour survivre, il doit vendre une grande partie de sa bibliothèque, de ses manuscrits et de ses tableaux.  Quelques-unes de ses œuvres paraissent encore durant les hostilités : Saint-Landelin (1941), Barbeau-sur-Meuse (1943), La reine des gilles de Binche (1943).

 

 

Pour échapper à la misère, il se fait démarcheur en vins et en cigares. Il décède misérablement, le 21septembre 1943. Il est inhumé provisoirement à PARIS dans le caveau d’un ami. En 1955, ses restes, comme il l’avait souhaité, seront ramenés à THUIN et placés dans le caveau familial.  Mais il faudra attendre 1993 pour qu’une plaque rappelle, sur le tombeau familial, le nom de l’écrivain.

 

On pourrait penser que tout a été dit, que le souvenir de ce chantre de la joie de vivre s’est effacé. Plusieurs travaux universitaires lui ont été consacrés : en 1949, Jeanne Horbach, de l’Université d’Utah et en 1972, Danielle Courtois, étudiante à l’Université catholique de Louvain.

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Maurice des OMBIAUX resta, toute sa vie, un fervent admirateur de la ville de THUIN. On peut même parler d'un "propagandiste touristique". Voici, dans "Les rustres", ce qu'il en dit:

« Jamais la petite ville perchée sur son rocher brun violet ne lui avait paru plus coquette… Le beffroi se dressait robuste et fier, avec son grand clocher et ses quatre clochetons, et, tout autour, les maisons, petites, se pressaient à l’abri de sa force massive… La ligne des toits et des bouquets d’arbres, physionomie de la ville haute, se marquait avec netteté sur un ciel tout bleu. Une joie inconnue faisait rire les bois, les collines et les vergers d’alentour et la pénétrait toute… »

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BIBLIOGRAPHIE

 

  • 1888 : Chants des Jours lointains - proses - édition Veuve Monnon.

  • 1891 : Vers de l'Espoir - proses - édition Lacomblez.

  • 1892 : Les Amants de Taillemark - théâtre - édition Veuve Monnon.

  • 1893 : La Ronde du Trouvère - poèmes - édition Siffer.

  • 1896 : Larmes en Fleurs - proses - édition Le Coq Rouge.

  • 1898 : Mes Tonnelles - contes - édition Balat.

  • 1899 : Histoire mirifique de saint Dodon - roman - édition Ollendorf / Librairie Moderne 1913 / Édition de Belgique 1932.

  • 1899 : Jeux de Cœur - contes - Librairie Internationale.

  • 1901 : Maison d'Or - roman - édition Ollendorf.

  • 1901 : Nos Rustres - contes - illustr. - édition La Meuse.

  • 1901 et 1914 : Le Joyau de la Mitre - roman - édition Ollendorf / Eugène Figuière sans date / Dordon 1928 illustr. / Société Française d'Édition Littéraire et Technique 1930.

  • 1902 : Tête de Houille - contes - édition Dechenne.

  • 1904 : Mihien d'Avène - roman - édition Juven / J. Wattiaux 1930 / La renaissance du livre 1942 - traduction allemande,par Alfred Luhlmann.

  • 1904 : Contes de Sambre-et-Meuse - association des Écrivains belges et Dechenne.

  • 1905 : Guidon d'Anderlecht - roman - association des Écrivains belges / Juven 1905 / Bruxelles Mertens et Paris Rivière 1912 / librairie Moderne 1918 / Édition de Belgique 1935.

  • 1906 : L'Abbé du Potie - roman - édition association des Écrivains belges / Édition de Belgique.

  • 1907 : Les Farces de Sambre-et-Meuse - contes - édition Lamberty.

  • 1907 : Io-Ié, Bec de Lièvre - roman - édition association des Écrivains belges / librairie Moderne / Édition de Belgique.

  • 1907 : Quatre Artistes liégeois : A.Rassenfosse. Fr. Maréchal. A. Donnay. Ém. Berchmans. - illustr. édition Van Oest.

  • 1907 et 1908 : Petit Manuel de l'Amateur de Bourgogne - édition Van Oest / Rouart et Watelin 1921.

  • 1907 (1908 ) : La Petite Reine blanche - roman - édition La Belgique artistique et littéraire / Bruxelles Mertens et Paris Rivière 1914 / La Renaissance du Livre 1922 illustr. / J. Wattiaux 1930.

  • 1908 : Victor Rousseau - essai - illustr. édition Van Oest.

  • 1908 : La Thudinie - essai - illustr. édition Touring-Club de Belgique.

  • 1909 : Historiettes de Wallonie - contes - édition Hallet.

  • 1909 : Camille Lemonnier - essai - édition Carrington.

  • 1910 : L'Ornement des Mois - essai - édition Van Oest.

  • ???? : En Thudinie, guide touristique - sans date - édition Thuin-Attraction.

  • 1911 : Le Maugré - roman - édition Calmann-Lévy / Édition de Belgique / une réédition 1986 et 1977 aux éditions Labor.

  • 1912 : L'Inspiration populaire chez nos poètes - édition La Vie Intellectuelle.

  • 1912 : Essai sur l'Art wallon ou gallo-belge - édition La Belgique artistique et littéraire.

  • 1913 : Petit Traité du Havane - édition Lamberty.

  • 1913 : Les Manches de lustrine - roman - édition Figuère.

  • 1915 : La Reine Élisabeth - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Le Général Leman - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : La Résistance de la Belgique envahie - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Les Revendications territoriales de la Belgique - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : France et Belgique - édition Bloud et Gay.

  • 1916 : Faste militaires des Belges - édition Bloud et Gay.

  • 1917 : Un Royaume en exil - édition Berger-Levrault.

  • 1917 : La Littérature belge. Son Rôle dans la résistance de la Belgique - édition Van Oest.

  • 1918 : Le Brabant et la bataille de Woeringen - édition Bloud et Gay.

  • 1919 : Les Premiers Romanciers nationaux de Belgique - édition La Renaissance du Livre.

  • 1920 : Psychologie d'une capitale : Bruxelles - édition Librairie Moderne.

  • 1921 : Petit Bréviaire de la Gourmandise - illustration de Eugène Narbonne - édition Figuère.

  • 1921 : La Politique belge depuis l'armistice. La grande peur de la victoire - édition Bossard.

  • 1924 : L'Esthétique de la table ou la troisième " Satire " de Boileau - édition La Vie Intellectuelle.

  • 1924 : Éloge du Tabac. Traité du Havane - édition Le Divan.

  • 1924 : Une Fille de Meuse - roman - édition Kemplen / Édition de Belgique 1933.

  • 1925 : Montparnasse. Souvenir (avec Gustave Fuss-Amoré) - édition Albin Michel.

  • 1925 : Le Gotha des Vins de France - édition Payot.

  • 1929 : Les Fromages - illustr. édition Budry.

  • 1926 : Les Belles à table, suivi du Coup du milieu - illustr. édition Budry.

  • 1926 : Le Dernier des Paladins : Don Juan,fils de Charles-Quint - édition Henri Piazza.

  • 1927 : Le Nobilaire des eaux-de-vie et liqueurs de France - illustr. édition Mawet et Dordon

  • 1927 : Totor ou le nouveau gros - roman - édition Albin Michel.

  • 1927 : L'Appel de l'Enfant ou le Sens de la Vie - essai - édition " Vivre ".

  • 1928 : Le Berger des Étoiles - contes - illustration de Jean Dratz - édition Office de Publicité.

  • 1928 : Le Vin - illustr. édition Nouvelle Société d'Édition.

  • 1928 : L'Art de manger et son histoire - édition Payot.

  • 1930 : Traité de la Table, recette de cuisine - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique / une réédition en 1947 / une réédition en 1951 chez Paul Legrain.

  • 1931 : Le Coq d'Aousse -roman - Édition de Belgique.

  • 1931 : La Dernière Nuit du duc de Guise - roman - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1932 : Liège qui bout - roman - Édition de Belgique.

  • 1933 : Les Verres et les Vins - Édition de Belgique

  • 1933 : Namur la Gaillarde - roman - Édition de Belgique / édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1934 : Au Repos des Artistes - roman - Édition de Belgique.

  • 1934 : Liège à la France - roman - Édition de Belgique.

  • 1935 : Froissart et le génie du Hainaut - essai - Édition de Belgique.

  • 1935 : Le Génie bourguignon - essai - Édition de Belgique.

  • 1936 : L'Amphitryon d'aujourd'hui. Introduction à la vie gourmande. Du porto au havane - illustr. édition Dordon / réédition en 2004 chez Jean-Paul Rocher,éditeur.

  • 1936 : Une Tanière de Féodaux - roman - Édition de Belgique.

  • 1937 : Le Sein d'Hélène, nouvelle et essai - Édition de Belgique.

  • 1937 : Les Bêtes du Parrain - contes - Édition de Belgique.

  • 1937 : La Physiologie du Goût de Brillat-Savarin - essai - édition Société Française d'Édition littéraire et Technique.

  • 1937 : Le Guignol de l'après-guerre - roman - Édition de Belgique.

  • 1937 : François Bovesse, un Homme! - édition Puvrez.

  • 1938 : L'Abbaye d'Aulne - roman - Édition de Belgique.

  • 1939 : Le Carnaval de l'Europe - essai - Édition de Belgique.

  • 1939 : Contes du Pays wallon - Édition de Belgique / J.Wisimus 1953.

  • 1941 : Saint Landelin, fondateur des Abbayes d'Aulne et de Lobbes - essai - Édition de Belgique.

  • 1942 : Éloge du Cardinal de Bernis - édition Protat.

  • 1943 : Barbeau-sur-Meuse - roman - Édition de Belgique.

  • 1943 : La Reine des Gilles de Binche - roman - Édition de Belgique

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