28/02/2012

LIEGE, MUSEE D'ANSEMBOURG: 25 PORTRAITS DE FEMMES.


  • Musée d'Ansembourg
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    VERNISSAGE 1 mars à 18h
    EXPOSITION jusqu'au 1er avril

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    Cette exposition marque également le lancement de MARS DIVERSITES

    Christophe Smets (photographe) et Céline Gautier (journaliste) donnent à découvrir 25 portraits de femmes confrontées à la pauvreté. Chaque portrait est accompagné de l’image d’un objet choisi par la personne photographiée et d’un texte évoquant ses rêves, ses envies, les choses qui lui tiennent à coeur.

    Loin d’un misérabilisme ou sensationnalisme déplacé, les portraits sont empreints de beaucoup de dignité et de pudeur, décrivant avec une sensibilité tout en retenue une réalité ténue, perceptible à quelques détails infimes. L’exposition propose des rencontres pleines d’humanité grâce à une photographie sociale, engagée et militante.

    Dans le cadre de la Journée internationale de la Femme.
    Rencontre avec les auteurs est prévue le 9 mars à 17h (entrée libre).
    Du mardi au samedi de 13 à 18h / Dimanche de 11h à 16h30

    Musée d’Ansembourg
    Féronstrée, 114 - 4000 LIEGE
    04 221 94 02 - museum@liege.be
    www.lesmuseesdeliege.be

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27/02/2012

AWANS: LA FNC A LA RENCONTRE DINATOIRE DE L'ADL LE 9 FEVRIER 2012.

AWANS-BIERSET :

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Le 9 février dernier, le secrétaire, Pierre BEAUJEAN, a eu l'occasion de présenter la FNC, et plus particulièrement la section « AWANS-BIERSET ET ENVIRONS », lors d'une rencontre dinatoire organisée par l'ADL ( Agence de Développement Local ).

L'ADL de la commune d'AWANS organise, périodiquement, des rencontres dinatoires. Lors de ses rendez-vous les acteurs économiques locaux et les associations diverses de la commune ont l'occasion de se croiser, de se faire connaître mutuellement et de répondre aux questions posées.

 

Lors de cette rencontre, diverses explications ont été fournies :

 

  • la FNC est présente dans notre commune par trois sections autonomes : « AWANS-BIERSET », « VILLERS-L'EVËQUE » et « OTHEE ». Ce qui est exceptionnel puisque dans beaucoup de commune, elle a disparu.

  • la section d'AWANS-BIERSET s'adresse aux anciennes communes de AWANS, BIERSET, FOOZ et HOGNOUL ;

  • les raisons historiques pour lesquelles notre section s'intéresse à une partie de la commune de GRÄCE-HOLLOGNE ( BIERSET ). Cela date des années 1920 où les deux localités étaient généralement considérées comme une unité. Après la fusion, les membres de BIERSET ont refusé la scission de la section et ont préféré maintenir l'association avec AWANS;

  • la section organise, elle-même, les manifestations patriotiques dans ces quatre localités. Et elle sollicite la participation des Administrations communales. Les autres sections agissent de même de leur côté.
  • La réception organisée, chaque année, le 11 novembre, à la Salle Communale des Loisirs à laquelle la population est cordialement conviée.
  • le travail accompli en direction des écoles de ces localités : hommage aux Monuments le 8 mai et la veille du 11 novembre. A cette occasion, les élèves sont associés ;
  • la tenue du site internet http://awans-memoire-et-vigilance.skynetblogs.be qui, à la date de la réunion, avait été, depuis la création, consulté à plus de 120000 reprises.

  • le temps faisant inexorablement son œuvre, de nombreuses associations patriotiques sont amenées à clôturer leurs activités. De ce fait, des membres et sympathisants risquent de perdre contact. La FNC est ouverte à tous. Notre section est habilitée à accueillir tout le monde, même en dehors de nos localités traditionnelles.

P. BEAUJEAN

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26/02/2012

POSITION DE JEAN GIONO SUR LA GUERRE EN GENERAL.

Voici un texte de Jean GIONO, écrit avant la guerre de 39/45.

Il résume bien la position de GIONO sur la problématique de la guerre.

Il s'agit d'une position surtout antimilitariste basée sur son expérience de la première guerre mondiale.

C'est cette position qui lui a valu un premier emprisonnement en 1939.

"Je n'aime pas la guerre. Je n'aime aucune sorte de guerre. Ce n'est pas par sentimentalité. Je suis resté quarante-deux jours devant le fort de Vaux1 et il est difficile de m'intéresser à un cadavre désormais. Je ne sais pas si c'est une qualité ou un défaut : c'est un fait. Je déteste la guerre. Je refuse la guerre pour la simple raison que la guerre est inutile. Oui, ce simple petit mot. Je n'ai pas d'imagination. Pas horrible ; non, inutile, simplement. Ce qui me frappe dans la guerre ce n'est pas son horreur : c'est son inutilité. Vous me direz que cette inutilité précisément est horrible. Oui, mais par surcroît. Il est impossible d'expliquer l'horreur de quarante-deux jours d'attaque devant Verdun à des hommes qui, nés après la bataille, sont maintenant dans la faiblesse et dans la force de la jeunesse. Y réussirait-on qu'il y a pour ces hommes neufs une sorte d'attrait dans l'horreur en raison même de leur force physique et de leur faiblesse. Je parle de la majorité. Il y a toujours, évidemment, une minorité qui fait son compte et qu'il est inutile d'instruire. La majorité est attirée par l'horreur ; elle se sent capable d'y vivre et d'y mourir comme les autres ; elle n'est pas fâchée qu'on la force à en donner la preuve. Il n'y a pas d'autre vraie raison à la continuelle acceptation de ce qu'après on appelle le martyre et le sacrifice. Vous ne pouvez pas leur prouver l'horreur. Vous n'avez plus rien à votre disposition que votre parole : vos amis qui ont été tués à côté de vous n'étaient pas les amis de ceux à qui vous parlez ; la monstrueuse magie qui transformait ces affections vivantes en pourriture, ils ne peuvent pas la connaître ; le massacre des corps et la laideur des mutilations se sont dispersés depuis vingt ans et se sont perdus silencieusement au fond de vingt années d'accouchements journaliers d'enfants frais, neufs, entiers, et parfaitement beaux. À la fin des guerres il y a un mutilé de la face, un manchot, un boiteux, un gazé par dix hommes ; vingt ans après il n'y en a plus qu'un par deux cents hommes ; on ne les voit plus ; ils ne sont plus des preuves. L'horreur s'efface. Et j'ajoute que malgré toute cette horreur, si la guerre était utile il serait juste de l'accepter. Mais la guerre est inutile et son inutilité est évidente. L'inutilité de toutes les guerres est évidente. Qu'elles soient défensives, offensives, civiles, pour la paix, le droit pour la liberté, toutes les guerres sont inutiles. La succession des guerres dans l'histoire prouve bien qu'elles n'ont jamais conclu puisqu'il a fallu recommencer les guerres. La guerre de 1914 a d'abord été pour nous, Français, une guerre défensive. Nous sommes-nous défendus ? Non, nous sommes au même point qu'avant. Elle devait être ensuite la guerre du droit. A-t-elle créé le droit ? Non, nous avons vécu depuis des temps pareillement injustes. Elle devait être la dernière des guerres ; elle était la guerre à tuer la guerre. L'a-t-elle fait ? Non. On nous prépare de nouvelles guerres ; elle n'a pas tué la guerre ; elle n'a tué que des hommes inutilement. La guerre d'Espagne n'est pas encore finie qu'on aperçoit déjà son évidente inutilité. Je consens à faire n'importe quel travail utile, même au péril de ma vie. Je refuse tout ce qui est inutile et en premier lieu la guerre car son inutilité est aussi claire que le soleil.

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23/02/2012

ABBE PIERRE, ON A SAUVE LES BANQUES !

ABBE PIERRE, RASSUREZ-VOUS !

ON A TROUVE DES SOUS ( BEAUCOUP )

POUR SAUVER LES BANQUES !

 

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21/02/2012

AWANS: LA FNC ETAIT PRESENTE A LA COMMEMORATION DU ROI ALBERT I°.

Le 17 février 2012 s'est déroulée, à LIEGE, la commémoration de la mort du Roi ALBERT I°.

La section FNC "AWANS-BIERSET" y était représentée.

Voici quelques photos qui ont pi être prises.

Malheureusement, les mauvaises conditions atmosphériques ne nous ont pas permis de prendre davantage de photos.

 

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Le secrétaire de la section, Pierre BEAUJEAN, y représentait également le Groupement Régional de LIEGE de la FNC.

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18/02/2012

Joseph KESSEL: Homme d'action et de témoignage sur les tourments du 20° siècle.

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Joseph KESSEL

Né à CLARA (Argentine), le 10 février 1898. 

Mort à ARVERNES (France), le 23 juillet 1979.

 

Grand officier de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Commandeur des Arts et des Lettres
Croix de guerre 1939-1945

Kessel incarne la tradition d'écrivains-reporters qui trouvent dans l'histoire immédiate des sujets de romans .

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Joseph KESSEL est né en Argentine, le 10 février 1898. Son père, médecin juif d'origine lithuanienne, avait obtenu son doctorat à MONTPELLIER. Puis avait occupé un poste en Argentine. Le jeune Joseph y vécut les premiers moments de sa vie. Ensuite, entre 1905 et 1908, ses parents partirent pour l'OURAL, avant de revenir s’installer en France. Il fit ses études secondaires d'abord à Nice, au lycée Masséna.

 

Pour préparer son baccalauréat, puis sa licence de lettres, il s'installe à Paris où il s'inscrit au lycée Louis-le-Grand. Il croit alors se découvrir une vocation de boxeur puis de comédien. Il fit d'ailleurs ses débuts au théâtre de l'Odéon et il écrivit même une pièce. Mais, à dix-sept ans et demi, il est recruté au Journal des débats. Ce sera là le début de sa véritable vocation.

On pourrait s'étonner de cette précocité. Elle n'a rien d'étonnant. Il savait déjà lire le français dès l'âge de quatre ans. Précocité qui se révélera plus tard à diverses reprises.

 

Arriva alors la Première Guerre Mondiale. Bien qu'étranger, il s'engagea comme volontaire et sera d'abord versé dans la cavalerie, puis dans l'aviation. Cela ne l'empêche pas d'obtenir un titre universitaire !

Cette expérience lui inspirera, quelques années plus tard un roman, « l'Équipage ».

Il termina la guerre par une mission en Sibérie d'où il ne revint qu'après un long périple. Ce premier voyage, à travers des pays secoués par des crises, décida de son avenir. Il rencontre « Sandi », qu'il épouse.

Dès la fin du conflit et dès qu’il eut atteint sa majorité, il demanda la nationalité française. Il portait la croix de guerre et la médaille militaire. La nationalité lui fut donc accordée facilement.

 

Dès son retour, il revient au journalisme comme grand reporter. Il mena simultanément une carrière de romancier, auteur de romans d’aventures exotiques comme  « Le Lion », « Les Cavaliers »...

Après la publication d'une de ses nouvelles, GALLIMARD prend contact avec lui et fait paraître, en 1922, son premier roman, « la Steppe rouge ».

Ce succès est suivi d'un second, la parution, en 1923, de « l'Équipage ». Ce n'est pas un véritable roman de guerre. Celle-ci est en arrière-plan. Il n'y exprime pas la misère ou la déchéance des hommes. Il traite de la complexité de la vie amoureuse, de la fraternité, etc. Il a une vision assez optimiste de la guerre: les seules souffrances sont liées à la vie intime des personnages. C'est l'histoire d'une rivalité amoureuse entre deux pilotes pris dans la tourmente de la guerre. Dans ce roman, il exprime l'idée que, à cette époque, partir à la guerre était source de fierté et d’honneur. C'était la motivation profonde de son engagement volontaire. Il l'a généralisée.

 

Sa profession de journaliste, son goût pour les paysages, les personnalités, et les situations extrêmes le poussent à courir le monde. Il se distingue par de brillants reportages: sur la Syrie et la Palestine; et, en Abyssinie, une enquête sur l'esclavage.

A PARIS, il montre un goût prononcé pour la vie nocturne puisqu'il fréquente les truands de Montmartre et les milieux des russes émigrés. Il en tirera, en 1927, « Nuits de princes « , « Nuits de Montmartre » ou, en 1928, « Belle de jour ».

Il obtient le prix de l'Académie française avant trente ans, nouveau signe de précocité.

 

Il fonda, avec d'autres , moins connus, en 1928, « GRINGOIRE »,  hebdomadaire politique et littéraire de droite. Il fut également membre du jury du prix « Gringoire », fondé par l'hebdomadaire. Lorsque le journal, « fortement orienté à droite, puis à l'extrême-droite », afficha des idées fascistes et antisémites, il s'en va. C'est alors qu'il écrit, en 1936,  « la Passante du Sans-Souci », sa première contribution antifasciste. Il se tient pourtant à l'écart de la vie politique, part pour les États-Unis. Romain GARY quitta aussi « GRINGOIRE » à ce moment. DORGELES traîna un peu les pieds.

 

Correspondant de guerre en 1939-40, il rejoignit après la défaite la Résistance (réseau Carte), avec son neveu Maurice DRUON. Avec lui, il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les Forces Françaises Libres du Général de GAULLE..
En mai 1943, ils composent les paroles du
« Chant des Partisans », voué à devenir le chant de ralliement de la Résistance. En hommage à ces combattants, il écrivit, en 1943, « L’Armée des Ombres », récits des épisodes dramatiques et héroïques des combattants clandestins. Il termina la guerre comme capitaine d’aviation, dans une escadrille qui, la nuit, survolait la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance.

 

Ainsi, si son oeuvre romanesque relative à la Première Guerre est, malgré son succès, restreinte et, sur le plan de l'histoire et du témoignage, peu marquante, il en va tout autrement de son action, antifasciste, durant les années ayant précédé la seconde guerre. Et son oeuvre littéraire durant la seconde guerre est aussi remarquable. D'autant plus remarquable qu'elle ne l'a pas empêché de se distinguer et de prendre des risques comme combattant.

 

À la Libération, on le retrouve, comme reporter, en Palestine, en Afrique, en Birmanie, en Afghanistan. Là, en 1967, il trouve l'inspiration pour son chef-d’œuvre, «  Les Cavaliers » . 


Entre-temps, il avait publié un long roman en trois volumes, Le Tour du malheur, ainsi que Les Amants du Tage, La Vallée des Rubis, Le Lion, Tous n’étaient pas des anges. Sous le titre « Témoin parmi les hommes », il relata les heures marquantes de son existence de journaliste.

 
Consécration ultime pour ce fils d’émigrés juifs, l’Académie française lui ouvrit ses portes. Il y fut élu le 22 novembre 1962, au fauteuil du duc de la Force. Dans son discours de réception, on peut tirer ce passage :

 

« Pour remplacer le compagnon dont le nom magnifique a résonné glorieusement pendant un millénaire dans les annales de la France, dont les ancêtres grands soldats, grands seigneurs, grands dignitaires, amis des princes et des rois, ont fait partie de son histoire d’une manière éclatante, pour le remplacer, qui avez-vous désigné ? Un Russe de naissance, et juif de surcroît. Un juif d’Europe orientale... vous avez marqué, par le contraste singulier de cette succession, que les origines d’un être humain n’ont rien à faire avec le jugement que l’on doit porter sur lui. De la sorte, messieurs, vous avez donné un nouvel et puissant appui à la foi obstinée et si belle de tous ceux qui, partout, tiennent leurs regards fixés sur les lumières de la France. » 

 

Le 23 juillet 1979, il est terrassé par une crise cardiaque : il sera enterré au cimetière MONTPARNASSE..

 

 (Paroles de Maurice Druon et Joseph Kessel


Musique d'Anna Marly



LE CHANT DES PARTISANS 
(Chant de la Libération)
 



Ami, entends-tu 
Le vol noir des corbeaux 
Sur nos plaines? 
Ami, entends-tu 
Les cris sourds du pays 
Qu'on enchaîne? 
Ohé! partisans, 
Ouvriers et paysans, 
C'est l'alarme! 
Ce soir l'ennemi 
Connaîtra le prix du sang 
Et des larmes! 

Montez de la mine, 
Descendez des collines, 
Camarades! 
Sortez de la paille 
Les fusils, la mitraille, 
Les grenades... 
Ohé! les tueurs, 
A la balle et au couteau, 
Tuez vite! 
Ohé! saboteur, 
Attention à ton fardeau: 
Dynamite! 

C'est nous qui brisons 
Les barreaux des prisons 
Pour nos frères, 
La haine à nos trousses 
Et la faim qui nous pousse, 
La misère... 
Il y a des pays 
Ou les gens au creux de lits 
Font des rêves; 
Ici, nous, vois-tu, 
Nous on marche et nous on tue, 
Nous on crève. 

Ici chacun sait 
Ce qu'il veut, ce qui'il fait 
Quand il passe... 
Ami, si tu tombes 
Un ami sort de l'ombre 
A ta place. 
Demain du sang noir 
Séchera au grand soleil 
Sur les routes. 
Sifflez, compagnons, 
Dans la nuit la Liberté 
Nous écoute... 


1943 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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16/02/2012

JEAN-MARIE LE PEN CONDAMNE UNE FOIS DE PLUS !

 

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La cour d'appel de Paris a condamné ce jeudi Jean-Marie Le Pen à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Il était rejugé après une cassation pour avoir déclaré: 

"En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés"..

Cette peine pour « contestation de crimes contre l'humanité » est une confirmation de celle qui avait été prononcée par le tribunal correctionnel de Paris en 2008. A l'audience du 1er décembre 2011, le ministère public avait requis une telle confirmation. Le fondateur et président d'honneur du Front national et son avocat étaient absents à l'énoncé du délibéré.

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Klaus BARBIE du temps de sa splendeur:

pas particulièrement inhumain selon Jean-Marie LE PEN ?



Ce n'est pas la première fois que Jean-marie Le Pen a à faire à la justice pour des petites phrases chocs. En voici une rapide historique :

 

-Le 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

-Le 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ».

-Le 18 mars 1991 : condamné par la cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible »pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » Jean-Marie Le Pen doit verser dix francs au MRAP, cent mille francs aux neuf autres associations s’étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, pour 15.000 francs chacun, à concurrence de 15.000 francs, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30.000 francs. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l’article 700 du code de procédure civile, 1.000 francs à chacune des dix associations.

-Le 23 mai 1991 : condamné par la Cour d’appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

-Le 3 juin 1993 : condamné à 10.000 francs (1.524 euros) d’amende par la Cour d’appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

-Le 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d’amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d’une conférence de presse

-Le 26 décembre 1997 : condamné à 300.000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5.000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l’humanité, consentement à l’horrible », pour avoir dit lors d’une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d’appel de Versailles confirme la peine

-Le 2 avril 1998 : condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la cour d’appel, qui ajoute 8.000 F d’amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d’appel en « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d’élue) lors des législatives de 1997.

-En Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10.000 F de dommages et intérêts à l’Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races », lors de l’université d’été du FN, le 30 août 1996

-Le 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10.000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l’an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l’homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.


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