16/02/2012

JEAN-MARIE LE PEN CONDAMNE UNE FOIS DE PLUS !

 

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La cour d'appel de Paris a condamné ce jeudi Jean-Marie Le Pen à trois mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende. Il était rejugé après une cassation pour avoir déclaré: 

"En France du moins, l'Occupation allemande n'a pas été particulièrement inhumaine, même s'il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550.000 kilomètres carrés"..

Cette peine pour « contestation de crimes contre l'humanité » est une confirmation de celle qui avait été prononcée par le tribunal correctionnel de Paris en 2008. A l'audience du 1er décembre 2011, le ministère public avait requis une telle confirmation. Le fondateur et président d'honneur du Front national et son avocat étaient absents à l'énoncé du délibéré.

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Klaus BARBIE du temps de sa splendeur:

pas particulièrement inhumain selon Jean-Marie LE PEN ?



Ce n'est pas la première fois que Jean-marie Le Pen a à faire à la justice pour des petites phrases chocs. En voici une rapide historique :

 

-Le 27 mars 1986 : reconnu coupable d’apologie de crimes de guerre dont la déportation pour l’édition d’un disque sur lequel on peut entendre « un hymne du parti nazi » et « Vive Hitler ».

-Le 11 mars 1986 : condamné au franc symbolique pour « antisémitisme insidieux » (peine confirmée en appel le 9 juillet). Jean-Marie Le Pen s’en était violemment pris à des journalistes juifs ou d’ascendance juive : « Je dédie votre accueil à Jean-François Kahn, à Jean Daniel, à Yvan Levaï, à Elkabbach, à tous les menteurs de la presse de ce pays. Ces gens-là sont la honte de leur profession. Monsieur Lustiger me pardonnera ce moment de colère, puisque même Jésus le connut lorsqu’il chassa les marchands du temple, ce que nous allons faire pour notre pays. » Et il leur accordait comme circonstance atténuante de n’avoir « appris le français que récemment ».

-Le 18 mars 1991 : condamné par la cour d’appel de Versailles pour « banalisation de crimes contre l’humanité » et « consentement à l’horrible »pour avoir déclaré : « Je me pose un certain nombre de questions. Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié la question. Mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. [...] Si, c’est un point de détail ! Voulez-vous me dire que c’est une vérité révélée à laquelle tout le monde doit croire, que c’est une obligation morale ? Je dis qu’il y a des historiens qui débattent de ces questions. » Jean-Marie Le Pen doit verser dix francs au MRAP, cent mille francs aux neuf autres associations s’étant portées parties civiles. Il doit faire publier le jugement à ses frais dans cinq quotidiens nationaux, pour 15.000 francs chacun, à concurrence de 15.000 francs, et dans cinq hebdomadaires, à concurrence de 30.000 francs. En outre M. Le Pen est condamné aux dépens, et doit verser, au titre de l’article 700 du code de procédure civile, 1.000 francs à chacune des dix associations.

-Le 23 mai 1991 : condamné par la Cour d’appel de Lyon pour « utilisation du terme SIDA pour stigmatiser l’immigration qui représenterait un danger aussi grave que la maladie porte une atteinte intolérable à la dignité des malades, qui ont droit au respect et à la solidarité et également une atteinte intolérable à la dignité des populations immigrées ».

-Le 3 juin 1993 : condamné à 10.000 francs (1.524 euros) d’amende par la Cour d’appel de Paris « injure publique » au ministre de la Fonction publique de l’époque, Michel Durafour, appelé « monsieur Durafour-crématoire » (Le Monde, 5 juin 1993). Le 7 décembre de la même année, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.

-Le 4 juillet 1997 : condamné à 5 000 F d’amende par la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, pour avoir traité le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla, de « gros zébu fou » lors d’une conférence de presse

-Le 26 décembre 1997 : condamné à 300.000 F de consignation pour diffusion du jugement dans des journaux, à verser entre un franc symbolique et 5.000 F de dommages et intérêts à onze associations plaignantes, et à payer leurs frais de justice par le Tribunal de Nanterre pour « banalisation de crimes contre l’humanité, consentement à l’horrible », pour avoir dit lors d’une conférence de presse en compagnie de Franz Schönhuber, le 5 décembre 1997 à Munich que « dans un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». Le 10 septembre 1999, la cour d’appel de Versailles confirme la peine

-Le 2 avril 1998 : condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la cour d’appel, qui ajoute 8.000 F d’amende) et trois mois de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Versailles pour « violences en réunion » et « injures publiques » (faits requalifiés par la Cour d’appel en « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ») pour avoir agressé la maire et candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal (qui portait son écharpe d’élue) lors des législatives de 1997.

-En Novembre 1998 : condamné par le tribunal de grande instance de Nanterre à 10.000 F de dommages et intérêts à l’Union des étudiants juifs de France pour avoir déclaré « Je crois à l’inégalité des races », lors de l’université d’été du FN, le 30 août 1996

-Le 2 avril 2004 : Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Marie Le Pen à 10.000 euros d’amende pour provocation à la haine raciale, en raison de propos tenus l’an précédent dans une interview au quotidien Le Monde (il avait déclaré notamment « Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont. Et les Français raseront les murs, descendront des trottoirs en baissant les yeux. »). Jean-Marie Le Pen devra également verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la Ligue des droits de l’homme et la même somme à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), qui étaient parties civiles. Décision qui sera confirmée le 11 mai 2006 par la chambre criminelle de la cour de cassation.


18:19 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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