01/03/2011

QUI SE SOUVIENT DE RENE DELBROUCK ?

 

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EN SOUVENIR DE RENE DELBROUCK

(Ougrée, 13-12-1903 – Neuengamme, 20-06-1942)

Il ne reste plus guère de souvenirs de René DELBROUCK, si ce n'est une rue d'OUGREE, le Centre Culturel d'OUGREE qui porte son nom et une plaque commémorative placée sur le Monument aux Morts du cimetière.

 

En séance du 13 juin 1945, le collège échevinal d’OUGREE débaptise une partie de la rue FAMELETTE, pour lui donner le nom de René DELBROUCK. Un hommage émouvant lui fut rendu le 22 juin 1945

 

Mais qui connaît encore , qui se souvient encore réellement de René DELBROUCK?

 

Résistant de la seconde guerre mondiale et homme politique socialiste. Métallurgiste. Secrétaire de Jeunes Gardes socialistes de l’arrondissement de Liège depuis 1932, il devient député de 1936 à 1942.

 

Soldat milicien de la classe 1923, il tente de rejoindre l’armée belge en 1940, les événements ne tardent  pas à le ramener au pays. On le retrouve siégeant en qualité de Conseiller à la première assemblée du Conseil Communal en juin 1940. Le 23 août de la même année, il est nommé échevin.

 

René Delbrouck se voue sans tarder à la résistance contre l’occupant et il publie fin 1940 le premier journal interdit du pays, « Le Clandestin » tiré à plus de 2000 exemplaires. Puis, avec le linotypiste liégeois Charles RAHIER, il crée un nouveau journal, ce qui allait devenir le journal clandestin « Le Monde du Travail ».

 

A la réunion du 22 avril 1941, le collège échevinal d’OUGREE reçut notification de l’oberfelkommandantur: monsieur René DELBROUCK  ne pouvait plus exercer ses fonctions d’échevin.

 

René DELBROUCK appela les travailleurs à chômer le 1er mai 1941, donc, en réalité, une grève.

 

Arrêté par les nazis, le 22 juin 1941, il fut détenu à la forteresse de HUY, puis transféré au camp de Neuengamme ou il mourut l’année suivante.

 

 

 

18:47 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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