15/01/2011

RESEAU OTARIE: COMMEMORATION DU 4 SEPTEMBRE 2010.

 

 

La commémoration annuelle du réseau « Otarie » le samedi 04, a été bien suivie lors des deux circuits matinaux, et un public nombreux nous a accompagné lors de l’hommage rendu au Monument de Omal, rehaussé par la présence et un discours de Madame KINON Bourgmestre de l’entité de GEER.

 

 

Discours de Madame KINON Bourgmestre de l’entité de GEER lors de la cérémonie de OMAL.

 

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs en vos titres grades et qualités, Mesdames, Messieurs.

 

Un an déjà s’est écoulé depuis notre dernier rassemblement autour de ce monument du souvenir….

Comme le temps passe vite !

Nous voici à nouveau réunis pour commémorer la mémoire de tous ceux qui se sont battus pour sauver notre Patrie, et c’est toujours avec le même plaisir que nous accueillons nos amis de l’association « Souvenir et Civisme ».

Des générations qui nous ont précédées, certains ont survécu aux horreurs de la 1ère guerre, avec l’espoir et la conviction, qu’ils allaient enfin couler des jours heureux dans un pays uni, et que ceux qui s’étaient trompés de camp seraient punis, comprendraient qu’ils avaient fait le mauvais choix et que, plus jamais les hommes ne recourraient à la force pour imposer leurs idées.

Quelle utopie ! puisque, à peine 25 ans plus tard, ils étaient replongés dans l’implacable détresse de la seconde guerre mondiale.

Après 5 années d’occupation ennemie, avec toute l’horreur qu’elle a pu engendrer, une première lueur d’espoir est née à l’aube du 6 juin 1944 sur les plages de Normandie, et notre petite région était libérée le 7 septembre de la même année. C’était donc la fête dans nos petits villages pour accueillir les combattants couverts de gloire.

Enfin pouvaient-ils à nouveau parler de liberté, un mot qui reprenait tout son sens.

Mais à quel prix ? Un prix inestimable puisque pas moins de 6 des leurs avaient perdu la vie dans cette terrible bataille.

La libération pressentie, il avait été décidé de récupérer des armes à Haneffe pour les transporter à Les Waleffes. Alors que le convoi avançait dans l’obscurité, les quelques hommes partis en éclaireurs tombèrent nez à nez avec une patrouille allemande, et Richard ORBAN reçut une balle en plein front. Ce fut la première victime. Les Waleffes vit alors l’arrivée massive de volontaires d’OTARIE, et une patrouille de 10 hommes fut envoyée à Omal. Ils avaient pour mission de surveiller le trafic sur l’artère reliant le carrefour Duchâteau au carrefour Dessy, là où se repliaient les forces allemandes.

Entre Termogne et Omal, ils croisèrent malheureusement un tank allemand. Une fuite et une poursuite s’engagèrent alors à travers la campagne hesbignonne, où de nouveaux combattants perdirent la vie.

Ces héros à peine âgés de vingt ans, ne vivront pas les moments exceptionnels et inoubliables de la libération pour laquelle, ils ont tant donné.

Par contre, ils ont laissé derrière eux, des Mamans, des Papas, des frères et des sœurs inconsolables pour qui cette libération, bien que bénie, a sans doute laissé un goût amer.

Tous les soldats se sont battus pour que cela n’arrive plus jamais !.

Mais hélas, de nos jours encore, dans tous les coins du monde, et aussi à proximité de chez nous, les extrémistes n’hésitent pas à prendre les armes pour assouvir des haines de tous genres.

Alors, tentons de nous rappeler chaque jour que la liberté n’est pas gratuite et que la paix ne prendra réellement un sens, entre nous et ceux qui nous entourent, que lorsqu’elle aura fait sa place en nous.

Aidons nos jeunes à ne pas faire le vide dans l’avenir patriotique du pays et encourageons-les à devenir les gardiens de nos traditions.

Et puis, aussi, prions pour que « notre » Belgique, à nouveau si fragile, survive aux querelles linguistiques et régionales qu’elle connaît encore aujourd’hui.

Puisse-t-elle, cette Belgique ,fière, unie et libre, être et rester « notre » Patrie et celle de nos enfants, car se sont eux qui hériteront de notre histoire.

Daniel Balavoine aurait dû être dirigeant, car il écrivait dans une de ses chansons :

« Et en moi l’étau se resserre

Quant je vois défiler ces enfants

Aveuglés par des hommes aux vœux pervers

Aux hymnes délirants

Au-delà de toutes frontières

Il faut dire à tout esprit naissant

Qu’aucune cause ne vaudra jamais

La mort d’un innocent ! »

Je conclurais cette manifestation d’aujourd’hui en rendant un hommage tout particulier à celui qui nous a quitté il y a 6 semaines à peine : Adolphe DUCHESNE. Adolphe était quelqu’un de dynamique et de très actif dans l’organisation de cet événement. Je me plaisais à discuter avec lui et il laisse un grand vide à Omal aujourd’hui.

Ayons toutes et tous une pensée pour lui.

Je vous remercie.

Madame KINON

 

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Discours du Président à la cérémonie OTARIE à Omal ce 04/09/2010.

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs

En vos titres, grades et qualité, permettez-moi tout d’abord de vous remercier chaleureusement pour votre présence à nos côtés pour célébrer le 66ème anniversaire de la libération de notre pays et par la même, d’honorer la mémoire de tous les anciens Patriotes tombés face à l’ennemi germanique, pour défendre leur / notre territoire et plus particulièrement dans le cas présent, « leur » terre de notre chère Hesbaye.

Tous ont fièrement résistés à cet ennemi barbare et sans pitié pendant cinq longues années avant de perdre leur vie non sans bravoure quelques heures avant la fin des hostilités. Leur sens du devoir était empreint de témérité, courage, abnégation, et loyauté envers leur / notre Patrie.…la Belgique.

Les qualités citées précédemment sont à mettre en exergue pour honorer leur sacrifice pour lequel, nous ne serons jamais assez reconnaissant.

Souvenons nous que ces personnes n’avaient aucune obligation de participer à cette guerre atroce qu’ils pouvaient »subir » et que seul leur patriotisme et leur civisme ont motivés ces jeunes gens tout au long de cette tragédie.

Grâce au sacrifice de ces femmes et de ces hommes, nous vivons en paix depuis 66 ans, mais nous devons faire montre de vigilance à tout instant, car nous traversons des moments pénibles, et sommes conscients que des conflits sont toujours en cours actuellement sur notre belle planète.

Le plus dur, reste l’unité de notre Belgique que quelques extrémistes veulent voir mourir sans concession, oubliant le combat mené tant au nord qu’au sud de notre pays par nos valeureux anciens, à qui j’espère jamais le mot « ancien…Belge » ne soit attribué.

Nous venons encore de connaître la perte douloureuse d’un de ces combattants de l’ombre en la personne d’un hesbignon bon teint nommé Adolphe DUCHESNE, pour lequel nous aurons une pensée toute spéciale en ce jour.

De l’ombre à la réalité, il n’y a qu’un pas, certes immense, mais l’ombre avant d’exister aura été et sera toujours réalité.

C’est pour des gens de cette trempe que nous devons nous battre à présent afin que leur abnégation à nous laisser une Patrie libre et fière ne soit aujourd’hui piétinée et mise à mort en dépit du respect que nous devons tous témoigner envers ces personnes….nos aïeux.

Respect, voilà un mot digne de sens qui est trop souvent mis de côté dans notre vie de tous les jours.

Pour terminer, nous remercions Madame la Bourgmestre, le Collège et les Services communaux de GEER pour leur accueil.

 

Raymond SCHMITZ

 

17:13 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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