06/01/2011

LA MONTEE DE L'EXTRÊME-DROITE SE CONFIRME EN EUROPE !

Article écrit par Alain JEAN-ROBERT ( AFP )

 

La percée historique de l'extrême-droite...en SUEDE confirme l'essor des mouvements populistes, xénophobes ou nationalistes dans plusieurs pays d'EUROPE sur des thèmes qui font craindre un délitement de l'idéal communautaire.

L'entrée au Parlement suédois des Démocrates de Suède ( SD ) qui ont recueilli 5,7% des suffrages arrive après de récents succès de partis nationalistes, voire xénophobes aux Pays-Bas ( avec le PVV ), en Hongrie ( avec Jobbik ).

En Italie, un des six partis fondateurs de l'UE, le parti populiste etv anti-immigrés de la Ligue du Nord participe au gouvernement et est devenu le plus fidèle allié de BERLUSCONI.

L'extrême-droite est également représentée dans les Parlements nationaux au danemark, Autriche, Slovaquie, Lettonie et en Bulgarie.

Aux élections européennes de juin 2009, l'extrême-droite a réalisé un score à deux chiffres dans sept états membres ( Pays-Bas, Belgique, Danemark, Hongrie, Bulgarie,et Italie ), et une performance entre 5 et 10% dans six autres états ( Finlande, Roumanie, Grèce, France, Royaume Uni et Slovaquie ).

Le résultat du SD a été salué par les élus d'extrême-droite du Parlement européen. Progressivement, les peuples prennent conscience que le mondialisme fait partout les mêmes ravages. Ils commencent à réagir, y compris contre les notables politiques et économiques qui en sont les "complices", s'est réjoui le député français du Front National, Bruno Gollnisch au nom de l'Alliance Européenne des mouvements nationaux qui regroupe les députés d'extrême-droite au Parlement européen.

De fait, "depuis sa percée dans les années 80, l'extrême-droite a prouvé qu'elle était devenue une force politique significative sur la scène européenne", estime Magali Balent de la Fondation Robert Schumann, spécialisé sur les questions européennes.

La crise économique qui frappe le Vieux continent explique en partie le regain de l'extrême-droite en Europe mais pas seulement. Le multiculturalisme, et l'Islam en particulier, est souvent la cible privilégiée de ces mouvements.

En conséquence, leur critique de l'Union européenne qui défend la libre circulation des citoyens européens, la liberté de religion et les bienfaits de la mondialisation est sans concession.

Et l'Union a peu de moyens de se défendre face à ceux qui mettent en cause ses valeurs. il faut remonter à 2000 pour que l'Union hausse le ton face à l'extrême-droite. cette année-là, pendant huit mois, l'Autriche fut mise à l'écart de ses partenaires européens en raison de l'entrée dans son gouvernement de représentants de l'extrême-droite populiste du FPÖ. L'UE avait interdit aux états de l'Union de donner leur appui à des candidats autrichiens recherchant des postes dans des organisations internationales.

Au final, le résultat fut plus que décevant. "Les sanctions ont été un échec complet, même si elles étaient intellectuellement justifiées" estimait Jacque Le Rider, ancien conseiller culturel à l'ambassade de France à Vienne, un an après leur levée.

Et quand l'extrême-droite n'est pas au pouvoir, ses thèmes peuvent contaminer les partis de la droite traditionnelle. Ainsi le Premier Ministre hongrois, Viktor Orban, a souhaité offrir la nationalité hongroise aux minorité magyarophones vivant dans les pays frontaliers de la Hongrie, provoquant ainsi l'irritation de ses voisins roumain et slovaque. Cette revendication est au coeur du programme de l'extrême-droite Jobbik.

"L'UE doit s'interroger sur la responsabilité qu'elle  porte dans la percée de l'extrême-droite", estime Mme Balent. "Elle ne pourra faire l'impasse d'un débat sur son identité et ses limites géographiques, afin de prouver sa singularité et ainsi contredire ceux qui l'accusent d'être aux ordres d'un projet d'uniformisation des cultures et des identités à l'échelle mondial."

17:15 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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