08/11/2010

OEUVRE DES POSTIERS LIEGEOIS: TEXTE LU A L'EGLISE, LE 7 NOVEMBRE 2010, PAR LE PRESIDENT ( P. BEAUJEAN )

 

TEXTE LU A L'EGLISE.

 

La guerre de 14/18, pas plus que celle de 40/45 et que toutes les autres qui ont noirci le ciel de notre planète depuis lors, ne fut pas un épisode joyeux. Mus par l'inconscience, les soldats étaient peut-être partis avec la pensée que cela ne durerait guère. Ils durent vite déchanter. Et, durant quatre années, ils sombrèrent dans des abîmes où la condition humaine fut considérée comme moins que rien.

De grands écrivains, présents dans la guerre, nous ont livré leurs sentiments. Ce sont, à mon sens , les sentiments que ressentent tous les soldats, de tous lieux et de toutes époques, englués dans un conflit qui les dépasse et qui s'éternise !

Voici d'abord un texte de Maurice GENEVOIX:

« Pitié pour nos soldats qui sont morts ! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d'eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées ! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n'avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons jamais de le redevenir. »

Parmi de nombreux autres, un texte de Georges BERNANOS, écrit en pensant à sa fille qui venait de naître:

«  Fasse le ciel qu'elle ne tienne pas de moi par le mauvais côté, ce coin noir où je me retire, aux heures mauvaises, pour ruminer contre le genre humain ! Il y a la-dedans une foule de pensées rampantes, que je n'ai pas le courage d'écraser, et qui remuent toujours. »

 

19:00 Écrit par P.B. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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