01/08/2009

Robert VIVIER: Ecrivain belge marqué par la guerre de 14/18

BIOGRAPHIE DE ROBERT VIVIER.

Robert Vivier (1894-1989 ) est né à CHÊNEE d’un père ingénieur d’origine bourguignonne, et d’une mère liégeoise.

Comme Georges DUHAMEL, dont nous avons parlé dernièrement, Robert VIVIER est issu du même milieu

( petit bourgeois ) et il a été, également, profondément touché par la guerre de 14/18

Il fit ses humanités à l’excellent ATHENEE ROYAL de LIEGE. Il y fait la connaissance d' un autre élève, Marcel THIRY. Tous deux deviendront de brillants représentants de la littérature belge de langue française.

Ensuite,il entre à l’Université de Liège, naturellement, à la Faculté de Philosophie et Lettres.

Lorsque survient la guerre de 1914-1918, VIVIER s’enfuit, gagne la France et s’engage dans l’armée belge.

Cette expérience tragique, il la vit comme simple soldat alors que ses titres auraient pu lui valoir des fonctions moins exposées, comme le rappelle le titre de son recueil de récits « Avec les hommes. »

Cette expérience le marque profondément, mais ne transparaît guère que dans ses œuvres en prose. Ici, nous retrouvons la même trajectoire que Georges DUHAMEL.


La Grande Guerre constitue un motif récurrent dans l'oeuvre de Robert VIVIER. Des premiers textes de 1916-1918 jusqu'à un poème écrit au soir de sa vie, en 1984, le premier conflit mondial oscille entre signification et absurdité, entre volonté et fatalité, entre solitude et fraternité.

Ses études reprises et terminées, Robert VIVIER devient professeur d'Athénée. En 1926, il est appelé à l'Université de LIEGE. Il devient une grande figure de la Faculté de Philosophie et Lettres.

Auparavant, lors d’un séjour d’études à Paris, il avait rencontré puis épousé Zénitta TAZIEFF, la mère du vulcanologue bien connu Haroun TAZIEFF. Il était donc devenu le beau-père de Haroun TAZIEFF.

Il enseigne les auteurs français et l'italien. Ces activités ne l'empêchent pas de se consacrer à la création littéraire, publiant une oeuvre poétique considérable et plusieurs romans.

Entré à l’Académie de Langue et de Littérature Françaises de Belgique en 1950, il poursuit son enseignement universitaire jusqu’en 1964. À ce moment, il est invité par la SORBONNE pour y faire un cours consacré à la littérature française de Belgique (1964-1967).


Fixé dans la région parisienne, Robert VIVIER y est décédé, en 1989.

Il produisit une oeuvre immense qui caractérise un écrivain très productif ...mais injustement méconnu !

La plupart de ses ouvrages sont épuisés. On ne peut plus les trouver ( et encore ! ) qu'en bibliothèque ou chez l'un ou l'autre bouquiniste. A l'exception d'un seul : le fameux roman « Délivrez-nous du mal. » qui est toujours édité et que l'on peut facilement commander dans n'importe quelle bonne librairie. Attention, si vous commandez ce livre, spécifiez bien qu'il s'agit du livre de Robert VIVIER. Un auteur français a écrit un roman sous le même titre ! 

« Délivrez-nous du mal » ( biographie du Père ANTOINE ) est ce qu'on appelle un « roman vrai », soit une véritable documentation historique mais rédigée sous la forme d'un roman. Ce n'est donc pas de l'histoire romancée ni un roman écrit sur fond historique mais la transposition sous forme de roman d'une étude historique et philosophique.

A la même époque, un de ses collègues de l'Université de LIEGE, Pierre DEBOUXTHAY écrivit aussi un livre sous le titre « ANTOINE le guérisseur et l'Antoinisme». Mais il s'agit là d'une véritable recherche philosophique et historique. J'ai pu en consulter un exemplaire à la bibliothèque du Grand Séminaire de LIEGE.

BIBLIOGRAPHIE:


 

- La route incertaine, poèmes, 1921.

- La plaine étrange, souvenirs.

- Le ménétrier, poèmes, 1924.

- L’originalité de Baudelaire, essai.

- Non, roman, 1931.

- Folle qui s’ennuie, roman,1933.

- Ugo Fiscal, essai et traduction,1934.

- Délivrez-nous du mal, biographie romancée d’Antoine le Guérisseur, 1936,

- Au bord du temps, poèmes, 1936.

- Le miracle enfermé, poèmes, 1939.

- Dante, essai et traduction d’extraits, 1943.

- Mesures pour rien, roman, 1946.

- Tracé pour l’oubli, poèmes, 1951.

- Et la poésie fut langage, essai.

- Pour le sang et le murmure, poèmes, 1954.

- Écumes de la mer, contes, 1959.

- Chronos rêve, poèmes, 1959.

- Le calendrier du distrait, 1961.

- Cahier perdu (textes en prose),1962.

 

Avec les Hommes, six moments de l’autre guerre 1963.

- À quoi l’on pense, chroniques,1965.

- Poésie. 1965.

- Proses. Introduction de Marcel Thiry, 1965.

- Un cri du hasard, poèmes, 1966.

- Critique et métaphysique, essai, 1967.

- Des nuits et des jours, poèmes,1967.

- Lire Supervielle, essai, 1972.

- Dans le secret du temps, poèmes, 1972.

- Broussailles de l’espace, poèmes, 1974.

  • Le train sous les étoiles, poèmes,1975.

  • S’étonner d’être, poèmes, 1977.

  • Des légendes du vrai, poèmes, 1980

  • J’ai rêvé de nous, poèmes, 1982.

  • Au clair de vie, poèmes, Le Pont de l’Épée, Guy Chambelland, Paris, 1987.S’étonner d’être, poèmes, 1977.

  • Des légendes du vrai, poèmes, 1980

  • J’ai rêvé de nous, poèmes,1982.


16:25 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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