29/07/2009

Roland DORGELES : TRISTESSE LE 11 Novembre 1918.

Roland Dorgelès :

" Je l’ai encore dans l’oreille, le chant du Onze Novembre. Des hymnes ? La Madelon ?"

Mais non, voyons, souvenez-vous :

Ah ! Il n’fallait pas, il n’fallait pas qu’y aillent...

Cela fusait des rues comme un rire triomphant, un grand rire de délivrance. La France soulagée l’a lancée jusqu’au ciel, cette boutade d’un passant reprise par un million de voix : « Il ne fallait pas qu’y aillent ! » ces meurtriers vaincus, et l’on promenait sur les boulevards leurs canons devenus des joujoux. Cependant, tandis que la foule exultait, je me rappelais les boulevards, quatre ans plus tôt, quand couraient vers les gares ces cohortes de jeunes gens qui ne reviendraient plus, et au lieu de chanter, noyé dans cette mer humaine, j’élevais ma pensée vers la funèbre armée qui emplissait la nuit.

Il fallait qu’ils y aillent, ceux-là, ils y étaient allés, et, dans leur troupe immense, je cherchais des visages, je réclamais tout bas mes morts… Pas seulement les parents, pas seulement les amis : les autres aussi, surtout les autres, ces figures effacées dont on n’a pas su le nom, le camarade de corvée qui a pris ton fardeau quand tes genoux pliaient, celui qui a déchiré ta capote lorsque, pris dans le barbelé, tu allais y rester, le petit volontaire qui a crié : « Présent ! » quand il fallait traverser le tir de barrage pour porter un ordre d’où dépendait notre sort.

Tu me comprends bien : le frère d’un instant, celui qu’on rencontrait par hasard et qu’on retrouvait, le lendemain, en travers du boyau, ou couché sur la piste, ses doigts durcis enfoncés dans l’argile et un dernier rictus lui découvrant les dents…

Ah ! Non, je n’ai pas chanté… J’aurais dû peut-être, mais les souvenirs me serraient la gorge. Il défilait trop de fantômes dans ce ciel sans étoiles.

Aujourd’hui encore, en écrivant ces mots désordonnés qui veulent jaillir ensemble, je crois entendre les clameurs de l’Armistice et je lève les yeux vers la nuit éternelle où passaient les suppliciés. C’est ce défilé-là qu’auraient dû regarder les survivants.

La main tremblante, sans réfléchir, j’ai décroché le téléphone :

– Mon général, combien de temps met à défiler un régiment ? J’ai reconnu, au bout du fil, la voix de notre ancien colonel, une voix de chef qui ne sait pas hésiter. Peut-être était-il surpris, mais il ne l’a pas montré.
– Une demi-heure, à l’effectif de guerre, m’a-t-il tout de suite appris.

Une demi-heure, avec ses clairons et ses mitrailleuses, ses voitures et ses brancardiers, toute la colonne qui mêle ses refrains dans la poussière et plie le dos sous le barda.

Une demi-heure.

Et quinze cent mille morts…

Ainsi, il faudrait onze journées entières, onze journées et onze nuits, sans pause, sans un instant d’arrêt, pour passer en revue ces cinq cents régiments. Une armée de morts plus longue que toute l’infanterie de France, si, au lendemain de la guerre, elle avait défilé…

C’est pourquoi, me retournant vers le passé, je revois non point un soldat joyeux criant dans la foule, mais un ancien combattant solitaire qui, revenu au front en pèlerinage, regarde un prêtre botté glaner des ossements. Car la Victoire elle-même est une fête des Morts.

 

 


 

 

 

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27/07/2009

IXELLES: CARRE MILITAIRE ( CIMETIERE )

LE CARRE MILITAIRE

AU CIMETIERE D'IXELLES.

IXELLES

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24/07/2009

21 JUILLET 1831: PRESTATION DE SERMENT DE LEOPOLD I°

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23/07/2009

ANDENNE: CARTE SOUVENIR.

ANDENNE:

Carte souvenir du massacre perpétré en aout 1914

Andenne héros

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21/07/2009

AWANS, 21 JUILLET 2009: DISCOURS DU BOURGMESTRE.

Voici le discours prononcé par le Bourgmestre , André VRANCKEN, lors de la réception à la Maison Communale:

 

Mesdames, messieurs,

Chers concitoyens, chères concitoyennes,

Nous voici à nouveau réunis, comme chaque année pour célèbrer la fête du 21 juillet.

Et comme chaque année, rappelons que c'est le 21 juillet 1831 que le Prince Léopold de Saxe-Cobourg prêta serment de fidélité à la Constitution.

Il devenait ainsi notre premier Roi, Léopold 1°.

Le 21 jullet représente le jour où nous rendons hommage à notree Royaume. c'est la fête des trois couleurs, unies et brandies qui constituent le drapeau belge, symbole de la Royauté et de la Constitution.

Le 21 juillet, c'est également un évènement moral dans le sens où il nous oblige pour l'avenir:

  • à lutter, avec les outils de la démocratie, contre le terrorisme qui frappe, aveuglément, des hommes et des femmes, des enfants partout dans le monde;

  • à s'opposer à l'intolérance et au repli sur soi-même, les préjugés qui, dans nos propres vies, ferment nos horizons, dénaturent notre société et vident de son sens, cette notion belle et grande de citoyenneté.

Notre Belgique actuelle, fédérale est bien différente.

On peut se poser la question, au vu de l'évolution politique de notre pays, de savoir si la Belgique a encore un avenir? Des déclarations récentes d'hommes politiques et de responsables économiques du Nord du pays montrent une distorsion de plus en plus grande entre le Nord et le Sud quant à l'avenir de la Belgique et du rôle de la monarchie.

De  nouvelles négociations communautaires sont prévues à la rentrée, en pleine crise économique et financière.

Espèrons qu'elles ne remettront pas trop en cause les structures régionales et communautaires actuelles de notre pays et que nos hauts responsables sauront raison garder.

Je voudrais, ici, rendre hommage à ceux et à celles qui se sont battus pour préserver la démocratie au sein de nos différentes régions et communautés, pourtant de culture set de langues différentes et où se développe la multucularité.

Quelle que soit leur culture, les belges possèdent un héritage commun, ils peuvent encore se forger un avenir commun.

Je voudrais remercier chaleureusement tous les représentants des associations patriotiques de notre commune, non seulement pour leur présence mais surtout pour le travail réalisé pour conscientiser les générations futures afin qu'elles n'oublient jamais les atrocités des guerres, les dangers des partis d'extrême droite, les blessures du racisme et du populisme.

La célébration de notre fête nationale doit être pour nous tous l'occasion de réaffirmer notre confiance en l'unité de la Belgique.

Je vous remercie pour votre attention et vous convie à prendre le verre de l'amitié."

( André VRANCKEN, Bourgmestre )



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AWANS, le 21 juillet 2009: FÊTE NATIONALE.

CELEBRATION DE LA FÊTE NATIONALE

A AWANS,


LE 
JUILLET 2009.

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17/07/2009

GLAIN ( LIEGE ): MONUMENT AUX MORTS.

VILLE DE LIEGE:

QUARTIER DE GLAIN

MONUMENT AUX MORTS.

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A remarquer ici, surtout, l'attitude de l'allégorie. Alors que nous trouvons le plus souvent une allégorie triomphante, glorieuse, les initiateurs ont choisi une allégorie qui montre sa tristesse.


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