03/02/2008

CTION DE L'ATHENEE ROYAL DE ROCHEFORT - JEMELLE.DEVOIR DE MEMOIRE: A

 

ROCHEFORT – JEMELLE : Athénée : le devoir de mémoire

www.atheneerochefort.be

Un projet patriote porté par les 400 élèves de l'athénée royal Robert Gruslin a connu récemment son apogée avec la visite de Simon Gronowski.

Depuis plusieurs années, le devoir de mémoire est quelque chose qui compte pour les élèves de l'athénée Robert Gruslin. Motivés, en ce sens, par toute la communauté éducative, ils ont multiplié les initiatives. Ils ont participé à toutes les éditions du concours de dissertation mis sur pied par l'Association du Souvenir du Grand Rochefort.

Cette année, ils ont voulu faire plus. Le médiateur de la Communauté française, Augustin Feye, leur a proposé un intéressant point de départ : la visite de l'exposition des Territoires de la Mémoire, à Liège. Toutes les classes, successivement, s'y sont rendues.

Restait ensuite aux professeurs à thésauriser pédagogiquement sur ce magistral déclencheur. Cela fut fait, au cours de nombreux échanges, leçons et autres synthèses. Ce qui est ainsi devenu le projet de toute une école a connu son aboutissement, ce dernier jeudi, au centre culturel, avec la visite d'un témoin de premier ordre : Simon Gronowski.

S'échapper, survivre, témoigner

Simon Gronowski avait onze ans, lorsque, en compagnie de sa soeur et sa maman, il fut capturé par les SS. Direction : l'Est, et ses funestes camps de concentration. Les circonstances de voyage ont permis au petit Simon de sauter hors du convoi. Sa famille aura moins de chance. Elle ne reviendra jamais.

Recueilli par de bonnes âmes, l'enfant pourra être sauvé. Devenu avocat, Simon Gronowski prend toujours de son temps, aujourd'hui, pour témoigner. Il s'érige en guide pour faire visiter les camps aux jeunes générations. Et il a multiplié les publications.

Ce dernier jeudi, il était au centre culturel de Rochefort pour faire partager son histoire et ses opinions : en toute simplicité, sans jamais sombrer dans le culte de l'héroïsme, auquel il pourrait pourtant prétendre, de manière totalement justifiée.

S'échapper, survivre, témoigner : telles ont été les grandes étapes de la vie de Simon Gronowski. Il les a détaillées aux 400 élèves de l'athénée royal Robert Gruslin, lors d'un entretien qui a subjugué l'assemblée. Ces adolescents ne sont pas prêts d'oublier le moment fort qui a été vécu.

Concernés

«Simon Gronowski a littéralement captivé nos élèves, commente le professeur, Olivier Beaujean. Sa profession lui a appris l'éloquence. Et le fait qu'il avait onze ans, lorsqu'il fut pris, soit un âge pas très éloigné de celui de nos élèves, a eu pour conséquence que ces derniers se sont sentis très concernés. L'écoute a été de chaque instant. On sentait l'émotion dans la salle. À l'issue de la conférence et de la séance de questions-réponses, nos adolescents, spontanément, se sont levés et ont longuement applaudi. Ils se sont précipités auprès de notre invité afin d'avoir l'honneur d'être photographiés en sa compagnie. C'était assurément un temps très fort de la vie de notre école.»

Le projet trouvera un prolongement en mars. Les élèves de 4e et 5e générale partiront en Pologne pour visiter Auschwitz. Ils vivront un échange avec une école de Varsovie. L'an prochain, l'athénée accueillera ces élèves.

Laurent GUYOT

Le texte ci dessus est un article paru dans le journal « L’AVENIR DU LUXEMBOURG »

OLIVIER BEAUJEAN, professeur cité, est membre sympathisant de notre section FNC

 

14:45 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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