31/08/2007

Ignacio RAMONET: RESISTER

 

« Résister, c'est rêver qu'un autre monde est possible. Et contribuer à le bâtir. »

           Ramonet Ignacio

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14/08/2007

POURQUOI PRENDRE LE RELAIS ?

 

POURQUOI PRENDRE LE RELAIS ?

 Il s’agit ici d’un texte publié dans le « Journal des Combattants », numéro paru en Février/Mars 2006, et rédigé par Madame Isabelle EMMERY. Madame EMMERY est membre sympathisante de la FNC et Présidente de la section d’ANDERLECHT. Pourquoi ai-je choisi de reproduire ce texte ? Ce n’est pas un hasard…et c’est en fait la réponse aux interrogations des gens qui se demandent pour quelles raisons des personnes qui n’ont pas connu la guerre s’occupent d’associations patriotiques. Et ces interrogateurs bien intentionnés ajoutent à leur questionnement un sourire souvent légèrement ironiques. Quand ils ne s’interrogent pas sur la nécessité de la survivance de ces associations. Et, curieusement, ce n’est pas nécessairement dans les couches d’âges les plus jeunes que l’on rencontre cette attitude ! Je laisse la parole à Madame EMMERY : 

« Alors que je n’ai pas connu la guerre, j’ai accepté d’assurer la présidence de la section locale d’ANDERLECHT de la F.N.C. Pourquoi ce choix ? Quel sens lui donner plus de 60 ans après la Libération ? En agissant ainsi, s’agit-il seulement de poser un geste symbolique et d’honorer la génération qui nous a libérés de l’occupation ? Serais-je seulement destinée à porter respectueusement le flambeau de notre mémoire douloureuse ?

Inutile de le dissimuler. Inutile de ne pas s’apercevoir que le temps passe inexorablement et que les témoins et acteurs héroïques de notre libération se font chaque année plus rares. Alors bien sûr, il faut prendre la relève pour rappeler inlassablement le combat acharné que menèrent nos Anciens contre la barbarie nazie. Des milliers d’hommes et de femmes bravèrent la machine de guerre allemande, entrèrent dans la résistance, luttèrent et souvent se sacrifièrent dans un combat contre le mal absolu du vingtième siècle.

Ainsi depuis 1945, notre pays, comme désormais quasiment toute l’Europe, vit sous le régime de la démocratie et de la paix. Après avoir gagné la guerre, il fallait aussi construire la paix, édifier pas à pas l’Europe, une Europe pacifique, libre, ouverte au progrès. Ceux qui ont combattu pendant la guerre, ceux qui ont fait preuve d’un courage sans égal et d’un engagement sans faille sont également ceux qui, après guerre, ont agi et œuvré sans relâche  pour que l’on ne puisse, à l’avenir, remettre en question les fondements démocratiques de l’Etat. Et ils ont alors assumé leurs responsabilités parce qu’ils avaient assisté à la montée du fascisme, et qu’ils avaient ainsi mesuré ce que nos sociétés risquaient lorsqu’on lâche la bride à la bête immonde.

Il faut donc garder la mémoire de cette époque non seulement pour rendre hommage constant et ardent à tous ceux qui e sont levés pour la liberté des générations futures, mais aussi pour l’armer d’une vigilance constante, car si les dangers du passé semblent aujourd’hui bel et bien écartés, les raisons qui les ont fait naître  n’ont jamais définitivement disparu, et ces raisons portent un visage : celui de la haine de l’autre, du racisme, de l’exclusion et des discriminations politiques, sociales et religieuses. Voilà les leçons que nous devons tirer de notre Histoire ; voilà ce qu’il faut se rappeler ; voilà ce qu’il faut aussi rappeler constamment aux jeunes générations pour qu’à leur tour, elles n’aient de   construire une société toujours plus juste, solidaire, tolérante et accueillante.

C’est pour, en toute humilité et reconnaissance, remplir une telle tâche que je désire aujourd’hui m »engager à travers la F.N.C. Le « combat » que je désire poursuivre veut s’inscrire ainsi dans la continuité de notre histoire : il prend racine dans nos luttes passées, il s’en revendique, et en prenant le relais, il s’oriente aussi tout naturellement vers les enjeux du présent. Mettre à l’honneur l’engagement collectif, défendre les valeurs de la Justice et de la Liberté, soutenir l’évolution démocratique de nos institutions pour que nous puissions toujours demain vivre ensemble dans la diversité de nos langues et de nos cultures, voilà l’objectif que je m’assigne dans la nouvelle charge dont la fédération a bien voulu m’honorer.

Le sacrifice des Anciens Combattants ne restera pas vain ; au contraire il est toujours porteur d’espérance et de paix, comme il véhicule toujours l’esprit de la Tolérance et de la Raison »

 ( Isabelle EMMERY )

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04/08/2007

POEME DEDIE A TOUTES LES MAMANS VICTIMES DU GENOCIDE NAZI.

 

DEDIE A TOUTES LES MAMANS VICTIMES DU GENOCIDE NAZI.

 

Poème de Mr DEVILLEZ Albert ( Combattant – Volontaire de la Guerre 40/45 )

Publié dans le «  Journal des Combattants  », d’août/septembre 2006

 

 

En hommage à toutes les mamans disparues dans les camps nazis

Je me souviens de cette nuit tragique

De cette horde grise aux gestes sadiques

De mon cœur d’enfant je les ai maudits

Ils t’ont frappée, maman, ces bandits

Ils ont pris ma maman, mon père, mes frères et sœurs

Malgré nos cris de peur et de douleur

Partis tous dans ce wagon puant, horrible sort

Auschwitz, le terminus, pour beaucoup la mort

Seul assis dans une cabane sale et puante

J’ai vu, par une cheminée sortir des flammes géantes

Ton âme, maman, était dans cette fumée noire

J’étais rempli de peur, de tristesse et de désespoir

Un jour, des soldats armés, dans le camp sont venus

Ils m’ont dit, pauvre petit c’est fini, ne pleure plus

Des femmes en blanc sont venues me cajoler

De ce bagne maudit, petit, tu es un rescapé

Pendant des jours, je t’ai réclamée, maman

En hochant la tête, on répondait le pauvre enfant

Au pays, je suis rentré, plus de famille, malheureux

Seul le souvenir de tous les miens, des jours heureux

Des années sont passées, reste le souvenir d’antan

Et le jour béni de la fête de toutes les mamans

Triste est cette fête. Je ne peux te serrer dans mes bras

Mais dans mon cœur tu es toujours près de moi ici bas

Cette nui, dans un rêve, j’ai vu venir du ciel serein

Des formes blanches me tendant la main

Tu étais là, maman, avec toutes les mamans suppliciées

Toutes, le front ceint d’une couronne auréolée

Par cette étrange vision, je me suis réveillé

Tremblant, à la fenêtre, je me suis dirigé

Je voyais, maman, tes yeux si jolis si doux

Ton si beau sourire Je me mis à genoux

Par la fenêtre, dans le ciel, des étoiles s’allumaient

J’ai choisi la plus belle qui dans le ciel brillait

Puis tendrement, humblement et sanglotant

J’ai tendu les bras, en disant, bonne fête maman

Et regardant toutes ces étoiles dans ce firmament

J’ai murmuré, bonne fête à vous, toutes les mamans

Parties par un jour d’horreur dans la fumée sans tombeau

Pour toutes ces mamans, ce poème est le plus beau.

 

(  DEVILLEZ Albert )

 

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PAROLES DE " La Brabançonne"

SI, PAR HASARD,

ON VOUS LE DEMANDAIT,

SANS CONFONDRE COMME CERTAIN !

 

 

 

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O Belgique! O Mère chérie!
A toi nos coeurs, à toi nos bras
A toi notre sang, ô Patrie
Nous le jurons, tous, tu vivras
Tu vivras, toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle
Le Roi, la Loi, la Liberté (Ter)

 

Après des siècles, des siècles d'esclavage,
Le belge sortant du tombeau
A reconquis par son courage
Son nom ses droits et son drapeau.
Et ta main souveraine et fière,
Peuple désormais indompté,
Grava sur ta vieille bannière :
"Le Roi, la Loi, la Liberté" (Ter)

 

Marche de ton pas énergique,
Marche de progrès en progrès!
Dieu qui protège la Belgique
Souris à tes males succès.
Travaillons! Notre labeur donne
A nos champs la fécondité
Et la splendeur des arts couronne
Le Roi, la Loi, la Liberté (Ter)

 

O Belgique! O Mère chérie!
A toi nos coeurs, à toi nos bras.
A toi notre sang, ô Patrie
Nous le jurons tous, tu vivras.
Tu vivras toujours fière et belle,
Plus grande en ta forte unité
Gardant, pour devise éternelle
Le Roi, la Loi, la Liberté (Ter)

 

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02/08/2007

V... UNE INVENTION DE VICTOR de LAVELEYE.

V…

 Comme « V…ICTOIRE »

 

Victor

 

Victor de Laveleye

     Le 14 janvier 1941, par la voix de son speaker Victor de Lavelleye, « Radio Belgique » lance le message suivant : 

«  On raconte que certains de nos gosses, en Belgique, ont trouvé un nouveau moyen pour faire enrager les Boches. Ils découpent dans du papier les trois lettres R.A.F., initiales de Royal Air Force, l’aviation britannique, et les éparpillent dans les rues. Bravo nos gosses ! mais j’ai autre chose à proposer ce soir. Vous avez intérêt à savoir combien vous êtes nombreux à vouloir la délivrance. Il faut que tous les patriotes de Belgique aient un signe de ralliement, qu’ils multiplient  ce signe autour d’eux, qu’en les voyant inscrits partout ils sachent qu’ils sont une multitude. Et que l’occupant, lui aussi, en voyant ce signe, toujours le même, se répéter indéfiniment, comprenne qu’il est entouré, cerné, par une foule immense de citoyens belges qui attendent impatiemment son premier fléchissement, guettent sa première défaillance donc aussi par un V. Vous voyez que cela clope de tous les côtés. La lettre V est donc le signe parfait de l’entente anglo-belge…

    Je propose V pour une autre raison encore ; c’est que la lettre se crayonne facilement…Ainsi vous pourrez couvrir de V les murs de nos villes, les affiches boches, les mille endroits que vous jugerez convenir. Vous pouvez même pousser le culot jusqu’à griffer des V avec un canif, une plume, la pointe d’un caillou, un vieux bouton de culotte, sur les carrosseries des autos boches. Mais soyez prudents… »

     Le V de la victoire imaginé par le Belge Victor de Laveleye connaît  d’emblée un succès foudroyant non seulement en Belgique mais aussi dans toute l’EUROPE occupée. Il se crayonne ou s’imprime partout en signe de défi à l’Allemagne . On peut aussi le former en levant deux doigts de la main. La B.B.C. et les autres radios alliées établies à Londres lui trouvent même une transposition sonore . V, en langage morse, c’est trois coups brefs et un coup long, soit les premières notes de la Cinquième Symphonie de BEETHOVEN. Pom Pom Pom Pom : c’est désormais l’indicatif musical des émissions de guerre transmises depuis l’Angleterre.

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