04/08/2007

POEME DEDIE A TOUTES LES MAMANS VICTIMES DU GENOCIDE NAZI.

 

DEDIE A TOUTES LES MAMANS VICTIMES DU GENOCIDE NAZI.

 

Poème de Mr DEVILLEZ Albert ( Combattant – Volontaire de la Guerre 40/45 )

Publié dans le «  Journal des Combattants  », d’août/septembre 2006

 

 

En hommage à toutes les mamans disparues dans les camps nazis

Je me souviens de cette nuit tragique

De cette horde grise aux gestes sadiques

De mon cœur d’enfant je les ai maudits

Ils t’ont frappée, maman, ces bandits

Ils ont pris ma maman, mon père, mes frères et sœurs

Malgré nos cris de peur et de douleur

Partis tous dans ce wagon puant, horrible sort

Auschwitz, le terminus, pour beaucoup la mort

Seul assis dans une cabane sale et puante

J’ai vu, par une cheminée sortir des flammes géantes

Ton âme, maman, était dans cette fumée noire

J’étais rempli de peur, de tristesse et de désespoir

Un jour, des soldats armés, dans le camp sont venus

Ils m’ont dit, pauvre petit c’est fini, ne pleure plus

Des femmes en blanc sont venues me cajoler

De ce bagne maudit, petit, tu es un rescapé

Pendant des jours, je t’ai réclamée, maman

En hochant la tête, on répondait le pauvre enfant

Au pays, je suis rentré, plus de famille, malheureux

Seul le souvenir de tous les miens, des jours heureux

Des années sont passées, reste le souvenir d’antan

Et le jour béni de la fête de toutes les mamans

Triste est cette fête. Je ne peux te serrer dans mes bras

Mais dans mon cœur tu es toujours près de moi ici bas

Cette nui, dans un rêve, j’ai vu venir du ciel serein

Des formes blanches me tendant la main

Tu étais là, maman, avec toutes les mamans suppliciées

Toutes, le front ceint d’une couronne auréolée

Par cette étrange vision, je me suis réveillé

Tremblant, à la fenêtre, je me suis dirigé

Je voyais, maman, tes yeux si jolis si doux

Ton si beau sourire Je me mis à genoux

Par la fenêtre, dans le ciel, des étoiles s’allumaient

J’ai choisi la plus belle qui dans le ciel brillait

Puis tendrement, humblement et sanglotant

J’ai tendu les bras, en disant, bonne fête maman

Et regardant toutes ces étoiles dans ce firmament

J’ai murmuré, bonne fête à vous, toutes les mamans

Parties par un jour d’horreur dans la fumée sans tombeau

Pour toutes ces mamans, ce poème est le plus beau.

 

(  DEVILLEZ Albert )

 

16:27 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : genocide, nazisme, auschwitz, camp, rescape |  Facebook |

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