02/08/2007

V... UNE INVENTION DE VICTOR de LAVELEYE.

V…

 Comme « V…ICTOIRE »

 

Victor

 

Victor de Laveleye

     Le 14 janvier 1941, par la voix de son speaker Victor de Lavelleye, « Radio Belgique » lance le message suivant : 

«  On raconte que certains de nos gosses, en Belgique, ont trouvé un nouveau moyen pour faire enrager les Boches. Ils découpent dans du papier les trois lettres R.A.F., initiales de Royal Air Force, l’aviation britannique, et les éparpillent dans les rues. Bravo nos gosses ! mais j’ai autre chose à proposer ce soir. Vous avez intérêt à savoir combien vous êtes nombreux à vouloir la délivrance. Il faut que tous les patriotes de Belgique aient un signe de ralliement, qu’ils multiplient  ce signe autour d’eux, qu’en les voyant inscrits partout ils sachent qu’ils sont une multitude. Et que l’occupant, lui aussi, en voyant ce signe, toujours le même, se répéter indéfiniment, comprenne qu’il est entouré, cerné, par une foule immense de citoyens belges qui attendent impatiemment son premier fléchissement, guettent sa première défaillance donc aussi par un V. Vous voyez que cela clope de tous les côtés. La lettre V est donc le signe parfait de l’entente anglo-belge…

    Je propose V pour une autre raison encore ; c’est que la lettre se crayonne facilement…Ainsi vous pourrez couvrir de V les murs de nos villes, les affiches boches, les mille endroits que vous jugerez convenir. Vous pouvez même pousser le culot jusqu’à griffer des V avec un canif, une plume, la pointe d’un caillou, un vieux bouton de culotte, sur les carrosseries des autos boches. Mais soyez prudents… »

     Le V de la victoire imaginé par le Belge Victor de Laveleye connaît  d’emblée un succès foudroyant non seulement en Belgique mais aussi dans toute l’EUROPE occupée. Il se crayonne ou s’imprime partout en signe de défi à l’Allemagne . On peut aussi le former en levant deux doigts de la main. La B.B.C. et les autres radios alliées établies à Londres lui trouvent même une transposition sonore . V, en langage morse, c’est trois coups brefs et un coup long, soit les premières notes de la Cinquième Symphonie de BEETHOVEN. Pom Pom Pom Pom : c’est désormais l’indicatif musical des émissions de guerre transmises depuis l’Angleterre.

17:28 Écrit par P.B. dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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