22/11/2017

LES "JASSES": Mise au point.

Un article était paru sur ce site concernant les "Jas" ou "Jasses".

On me demande de publier cette mise au point.

L'article sera modifié plus tard.

"Bonjour, Je viens de lire votre article sur les Jasses. Je pense que vous faites une erreur : vous présentez les images de jasses comme venant de l'alphabet de guerre de André Hellé.

Une recherche internet vous montrera qu'à la lettre J dans cet alphabet, on trouve... Joffre.

L'image que vous publiez est celle de l'alphabet de guerre d'Allard L'olivier dont vous trouverez la couverture ici :

https://ds1.static.rtbf.be/article/image/OrIn1324x904/4/7/0/273448411df1962cba1db6c05b3213c9-1404382436.jpg

Quant aux autres images elles proviennent du livre de Genval illustré par Allard L'Olivier encore, voir à : https://www.google.fr/url?sa=i&rct=j&q=&esrc=s&source=images&cd=&cad=rja&uact=8&ved=0ahUKEwjtvYPpttLXAhWHLcAKHR5kDUIQjRwIBw&url=http%3A%2F%2Fwww.priceminister.com%2Foffer%2Fbuy%2F64184653%2FLa-Chanson-Des-Jasses-Recueil-De-Chansons-Et-Poemes-De-Guerre-Dits-Par-L-auteur-Aux-Soldats-De-L-armee-Belge-En-Campagne-Yser-1916---1917---1918-Illustre-Par-F-Allard-Lolivier-Livre-ancien.html&psig=AOvVaw3udgp72k5jD6isvDCstnh3&ust=1511448565229917

Merci de rectifier et de rendre à Allard (mon grand-père) ce qui lui revient !

Cordialement Geneviève Allard "

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21/11/2017

AWANS: Commémoration du 11 novembre 2017 ( discours de la FNC )

AWANS:

11 NOVEMBRE 2017

RECEPTION AU HALL OMNISPORTS.

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Près de 80 personnes s'étaient rassemblées à la petite salle du Hall Omnisports d'AWANS pour la partie officielle de la commémoration et la réception conviviale.

La salle avait été décorée au moyen des images dessinées par les élèves de 1° primaire de l'Ecole Communale d'AWANS.

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Voici le texte du discours prononcé par le secrétaire de la section, Pierre BEAUJEAN.

Discours de l'Armistice 2017

Mesdames et Messieurs,

 

Le 11 novembre 1918, l'armistice était signé à RETHONDES. C'était la fin de la première Guerre Mondiale. Belges, Français, Britanniques, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, Américains, Sud-Africains, troupes coloniales, le monde entier était venu se battre chez nous avec l'idée que se jouait ici le destin de nos Nations. Les combattants étaient de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes confessions et de toutes couleurs de peau. La première guerre a mobilisé plus de 65 millions de personnes et fait près de dix millions de morts. Toute une génération de jeunes hommes a été sacrifiée. Nombre de victimes n'ont jamais pu être identifiées.

 

Ce conflit effroyable par ses morts, par les moyens utilisés et par la sauvagerie des combats, a profondément affecté ceux qui y participèrent. Ainsi, un Ancien Combattant français eut cette phrase terrible: " Partout, dans les cadres les plus poétiques, les plus reposants, l’obsession du combat, l’obsession du meurtre, l’obsession de la mort… Et c’est cette défloraison de l’âme que j’ai pardonné le moins facilement à la guerre. »

 

La guerre fut aussi l'affaire des civils, ceux qui subirent l'occupation, les bombardements et les exactions; ceux et, surtout celles, qui durent abattre le travail habituellement réservés aux hommes jeunes, dans les ateliers, dans les champs; celles qui durent assurer seules l'éducation des enfants et leur garantir la nourriture. Aujourd'hui, plus aucun survivant n'est là pour témoigner. Le travail de mémoire est donc important. Car la première guerre fut aussi initiatrice de celle qui a suivi. Et il n'est jamais inutile de rappeler que si le 11 Novembre 1918 a été un jour de Victoire pour les Alliés, le conflit qui se terminait a été une défaite pour toute l'Europe.

 

Transmettre cette mémoire à nos jeunes, c'est construire un avenir commun. Leur expliquer l'absurdité des guerres quelles qu'elles soient, et leurs atrocités, c'est leur permettre de comprendre la complexité du monde et les armer pour éviter de renouveler ces atrocités; c'est les inciter à brandir le drapeau de la Paix. Nous devons faire l'exercice difficile, paradoxal, de valoriser l'engagement des anciens sans tomber dans la glorification de la guerre. Connaître et comprendre les dérives qui firent du patriotisme une caricature nationaliste devrait sans doute éviter de nouveaux et terribles drames.

 

Faire partie de la première génération qui a eu la chance de n'avoir connu ni subi aucune guerre nous donne des responsabilités plus grandes à l'égard de nos prédécesseurs qui ont vu leurs rangs décimés sur les champs de bataille du 20ème siècle. En luttant pour la Paix, nous nous inscrivons parmi les défenseurs de notre patrie et de ses valeurs démocratiques. Ainsi sommes-nous fidèles à la mémoire de ceux dont les noms sont marqués sur les Monuments. Il ne doivent pas s'être battus pour rien ! Nous devons toujours rester vigilants pour que personne, aucun dogme, aucune tyrannie, ne mettent à mal cet héritage. Tout ce qui peut apparaître comme un recul dans cette quête d'un monde plus pacifique, moins violent, plus tolérant et plus démocratique, va à l'encontre de l'avenir de l'humanité.

 

L’incertitude et le sentiment de précarité qui dominent aujourd’hui les esprits favorisent la peur, les réflexes de repli, les opinions xénophobes, la haine. A l'heure où l'on voit monter les populismes, et où nombre de nos concitoyens sont sensibles à leurs chants, nous devons rassembler. Nous sommes à un moment de l'histoire qui exige courage, dignité et unité. Nous ne devons pas cesser d'agir, pour plus de justice sociale, pour une meilleure attention aux plus faibles, pour veiller à ce que la Nation protège chacune et chacun.  Chaque jour, nous constatons dans le monde combien les valeurs que la démocratie véhicule et que nous soutenons, sont fragiles et subissent des attaques permanentes.

 

Pour terminer, je citerai les mots de Stéphane HESSEL: « De ces principes et de ces valeurs, nous avons aujourd'hui plus que besoin. Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers... »

 

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20/11/2017

AWANS: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE ( 11 novembre 2017 )

AWANS:

LA FNC AWANS-BIERSET A COMMEMORE L'ARMISTICE.

La journée a débuté à 09H30 par un dépôt de fleurs à la stèle dédiée au soldat Théophile LAMENS à FOOZ.

Une fleur a été déposée par Monsieur LUCAS, Bourgmestre d'AWANS et par la FNC.

Nous avons pu accueillir une importante délégation de la famille LAMENS. Ces derniers, après la petite cérémonie à la stèle , nous a accompagnés à AWANS pour assister à la cérémonie religieuse.

Au cours de la cérémonie religieuse, le secrétaire de la FNC a lu un petit exposé que voici:

On nous pose souvent la question: pourquoi encore commémorer des événements aussi lointains( 99 ans pour la première guerre et 72 ans pour la seconde ) ? Alors qu'il n'y a plus aucun survivant pour l'une et très peu pour l'autre.

 

Justement, l'éloignement des faits et l'absence de témoins directs nous donnent d'autant plus de motivation. On ne peut pas oublier. Cela nous permet aussi de commémorer sereinement sans esprit de rancune ni revanche. On peut valoriser le comportement des combattants sans tomber dans la glorification de la guerre.

 

Voici ce qu'un Ancien Combattant français disait en 1936, soit seulement 18 ans après l'Armistice. Paroles terribles à méditer.

 

« La guerre a fait de nous, non seulement des cadavres, des impotents, des aveugles. Elle a aussi, au milieu de belles actions, de sacrifice et d’abnégation, réveillé en nous, et parfois porté au paroxysme, d’antiques instincts de cruauté et de barbarie. Il m’est arrivé – et c’est ici que se place mon aveu – à moi qui n’ai jamais appliqué un coup de poing à quiconque, à moi qui ai horreur du désordre et de la brutalité, de prendre plaisir à tuer.

Lorsque, au cours d’un coup de main, nous rampions vers l’ennemi, la grenade au poing, le couteau entre les dents comme des escarpes, la peur nous tenait aux entrailles, et cependant une force inéluctable nous poussait en avant.

Surprendre l’ennemi dans sa tranchée, sauter sur lui, jouir de l’effarement de l’homme qui ne croit pas au diable et qui pourtant le voit tout à coup tomber sur ses épaules ! Cette minute barbare, cette minute atroce avait pour nous une saveur unique, un attrait morbide, comme chez ces malheureux qui, usant de stupéfiants, mesurent l’étendue du risque, mais ne peuvent se retenir de prendre du poison. […]

Partout, dans les cadres les plus poétiques, les plus reposants, l’obsession du combat, l’obsession du meurtre, l’obsession de la mort… Et c’est cette défloraison de l’âme que j’ai pardonné le moins facilement à la guerre. »

Après la cérémonie religieuse, nous avons fleuri le carré d'Honneur du cimetière d'AWANS.

Des fleurs ont été déposées au nom de l'Administration Communale, au nom de la FNC et de la FNAPG.

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18/11/2017

AWANS: la commémoration de l'ARMISTICE par la FNC AWANS-BIERSET.

AWANS

COMMEMORATION

DU 99° ANNIVERSAIRE DE L'ARMISTICE.

La FNC AWANS-BIERSET a, selon son habitude, commémoré dignement l'anniversaire de l'Armistice.

Ceci fut fait en deux journées:

* la première journée, le jeudi, 9 novembre fut consacré aux écoles 

D'abord à VELROUX

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Ensuite, à BIERSET: 

Ici, au Monument aux Morts.

 

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Ici, au Monument dédié au Soldat GIROUL

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De là, on s'est rendu à FOOZ:

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Puis à HOGNOUL:

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Et, pour clôturer la matinée: au Carré d'Honneur du Cimetière d'AWANS:

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* L'après-midi: départ d'AWANS vers GRÂCE-HOLLOGNE

( plus précisément vers HOLLOGNE-AUX-PIERRES )

D'abord au Monument aux Morts situé près de l'église de HOLLOGNE-AUX-PIERRES

( récemment rénové )

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Puis au Cimetière de HOLLOGNE-AUX-PIERRES où nous avons reçu d'importantes délégations des écoles:

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19:10 Écrit par P.B. dans Actualité, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

23/10/2017

FNC AWANS-BIERSET: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE.

AWANS: COMMEMORATION OFFICIELLE DE L'ARMISTICE.

 

La FNC AWANS-BIERSET commémorera l'Armistice.

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Jour férié patriotique, la Fête de l'Armistice souligne la fin des combats, la victoire des alliés et le retrait de l'armée allemande, après une terrible guerre mondiale de quatre ans. Le 11 novembre est la principale commémoration avec le 21 juillet. 

 

Cette Fête de l'Armistice commémore donc un événement de grande ampleur puisque c'est le 11 novembre 1918 qu'un accord fut signé dans la forêt de Compiègne. Dès l'échec de leur contre-offensive de juillet 1918, les Allemands avaient compris qu'ils n'avaient plus aucun espoir d'arracher la victoire. En outre les troupes américaines, fortes de quatre millions d'hommes et fraîches étaient arrivées en renfort des Anglais et des Français.

 

Le 3 octobre, l'empereur Guillaume II avait nommé comme chancelier un modéré, le prince Max de Bade, espérant qu'il saurait obtenir des conditions de paix convenables. Cela devenait urgent car l'Allemagne basculait dans l'anarchie et la guerre civile et que ses alliés cessaient les combats l'un après l'autre.



Faut-il continuer de commémorer l'Armistice ? Oui, car l'Armistice est un marqueur de l'identité nationale. Chaque année, depuis plus de 90 ans, les Français et les Belges de toutes origines, de tous âges et de toutes opinions se remémorent le 11 novembre. L'Armistice a été ressenti par les contemporains comme un immense espoir. On a cru que la guerre à laquelle elle mettait fin serait la dernière, la «der des der». L'Armistice, automnale et recueillie, rappelle le sacrifice des soldats morts pour la Patrie pendant la Grande Guerre mais aussi la suivante. C'est aussi, en quelque sorte le prolongement, patriotique, de la Toussaint.

Aussi, les commémorations du 11 novembre ont, à présent, souvent une dimension pacifique: plutôt que de célébrer la victoire, on commémorera la mémoire des millions de soldats morts au combat afin de transmettre aux nouvelles générations le souvenir d'une véritable hécatombe qui aurait être la dernière.

Ce rituel, souvent qualifié de désuet, a la vertu de rappeler à chacun, notamment aux plus jeunes, que la paix et la prospérité sont des biens précaires qui ne peuvent être conservés qu'au prix de la cohésion nationale...

Dans cet esprit, la FNC "AWANS-BIERSET et Environs" commémorera l'anniversaire de l'Armistice, en collaboration avec la FNAPG et les Administrations communales d'AWANS et de GRÂCE-HOLLOGNE.

 

Selon la tradition, le programme se déroulera sur deux journées: le jeudi 9 novembre consacré essentiellement aux écoles et le samedi 11 novembre, jour de la commémoration officielle.

 

Conformément à ce qui a été expliqué ci-avant, notre section FNC accorde une grande importance à la participation des écoles. Sur les deux jours, huit écoles participeront à nos manifestations.

 

Pour nous, cette participation scolaire est vue comme une réussite. Organiser une fiesta, nous paraîtrait déplacé.

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Jeudi 9 novembre: Plus spécialement réservé aux écoles.

09H15: VELROUX ( Monument aux Morts )

09H45: BIERSET ( Monument aux Morts )

10H00: BIERSET ( Monument soldat GIROUL )

10H30: FOOZ ( Cimetière )

10H50: HOGNOUL ( Ancienne Maison Communale )

11H10: AWANS ( Carré d'Honneur )

14H00: GRÂCE-HOLLOGNE ( Cimetière de HOLLOGNE-AUX-PIERRES )

 

Samedi 11 novembre: Commémoration officielle.

Le matin:

09H30: FOOZ ( Stèle soldat LAMENS )

10H00: AWANS ( Office religieux à l'église paroissiale )

10H40: AWANS ( Carré d'Honneur )

10H50: AWANS ( Place Communale, si l'avancement des travaux le permet )

11H00: Réception à la petite salle du Hall Omnisports.

 

L'après-midi:

15H15: HORION ( Cimetière de FONTAINE )

15H30: HOZEMONT: Monument aux Morts ( Rue du Huit Mai ).

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19:48 Écrit par P.B. dans Actualité, Général, HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | | |

13/10/2017

L'HITLERISME: la simple revanche d'un raté social ?

Le Nazisme: seulement la revanche d'un raté social ?

HITLER: Un raté social en cherche de revanche ?

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1. Première question.

 

Comment une succession de circonstances a-t-elle pu faire d’un Autrichien banal, artiste raté, le leader de l’Allemagne nazie ?

 

Ou, comment quelqu'un qui était tout l'opposé du type "aryen pur" ( grand, blond, musclé, aux yeux bleus ) a-t-il pu subjuguer tout un peuple en vantant, notamment, ce prétendu "type aryen" ?

 

2. Les origines "aryennes" contestées.

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Comble de l'ironie, d’après une étude scientifique, Hitler serait d’ascendance mêlée, à la fois juive, somalienne et berbère. Les échantillons d’ADN prélevés sur sa parenté attestent biologiquement qu’il est lié aux "races inférieures" qu’il méprisait et qu'il a cherché à exterminer. Selon une de ses citations: « J’apprends qu’il y a des noirs, je ferai d’eux le cirage de mes chaussures ».

 

Ces conclusions ont bien sûr été souvent contesté. Pourtant elles semblent irréfutables: elles portent sur 39 membres de sa famille et, notamment, ces échantillons comprennent l'ADN d'un agriculteur autrichien, propre cousin d'Hitler.

 

Un chromosome appelé Haplopgroupe E1b1b (Y-ADN), a été décelé. Il  est rare en Allemagne et même en Europe occidentale. Il est le plus présent chez les Berbères du Maroc, en Algérie, en Libye ou en Tunisie ainsi que chez les juifs ashkénazes et séfarades.

 

Dans une fiche des Renseignements généraux, on peut clairement lire le deuxième prénom d’Hitler: "Jacob". Il s'appelait donc "Adolf Jacob Hitler". Il serait le petit-fils naturel du baron Salomon MAYER ROTHSCHILD. Sa grand-mère, Maria Anna SCHICKLGRUBER, travaillait au service du baron Rothschild, quand elle est tombée enceinte. Quand les Rothschild ont appris la nouvelle, ils l’ont envoyée dans une clinique de la ville dont elle était originaire. Là où est né en 1837, son père Aloïs HITLER.

 

3. Une jeunesse quelconque sinon terne.

 

HITLER n'est pas un Allemand. Aloïs HITLER est un douanier autrichien. Il est né le 20 avril 1889 à BTRAUNAU, petite ville à la frontière austro-allemande. Il s'entend mal avec son père.

 

Il fait ses études en Haute-Autriche, notamment à LINZ, jusqu'en 1905 au collège moderne (Staatsrealschule). Ce fut un élève peu travailleur. Il le reconnaît lui-même, en s'en justifiant: « J'étudiais ce qui me plaisait ; je sabotais complètement ce qui me paraissait sans importance ou ne m'intéressait pas. »

 

Son père meurt dès 1903, mais laisse à sa famille un bon héritage et des ressources très convenables. Ce qui dément tous les documents le montrant dans la misère. Quant à sa mère, il la perd en 1908, morte d'un cancer. Alors qu'il ne s'entendait pas avec son père, il adorait sa mère.

 

5. HITLER: un amoureux déçu ?

 

Dans ses jeunes années, il tomba amoureux d’une jeune juive âgée de 16 ans, Stefanie ISAK. Toutefois, il n'osa jamais l'aborder directement. Au début, il lui écrivait des lettres et des poèmes auxquels elle ne daigna jamais répondre. A cause de ce rejet, son obsession ne cessa d’augmenter et lui provoqua une dépression. Il aurait même songé à se suicider. Cet échec est peut-être à l'origine de sa rage envers la communauté juive…

 


5. La période d'avant 1914 ( ou période viennoise ).

 

Élevé dans l'antisémitisme par ses maîtres de LINZ, il est proche du mouvement social-chrétien autrichien, animé par Karl LUEGER (1844-1910), et du parti de Georg von SCHÖNERER (1842-1921), antisémite virulent.



C'est un grand lecteur, mais pas de n'importe quelles lectures:  SOREL  Nietzsche, SCHOPENHAUER et il s'abreuve des pamphlets racistes d'Adolf LANZ. Sa haine s'accroît contre les Juifs, les sociaux-démocrates, les syndicats, le parlement et les Habsbourg. Très vite, il établit un lien entre marxisme, social-démocratie, parlementarisme et judaïsme.



Pour éviter de servir dans l'armée autrichienne, Hitler habite un foyer pour hommes. Il se complaît dans l'oisiveté, fréquentant les théâtres, découvrant la musique wagnérienne et consacrant de nombreuses heures à l'élaboration de projets architecturaux plus ou moins farfelus.

 

Il dilapida dans la bohême la petite fortune laissée par son père et pratiqua de petits boulots tout en rêvant d'un grand destin, avant de glisser dans la marginalité.

 

Au début du XX°siècle, VIENNE est une capitale cosmopolite, à l'image de l'Empire austro-hongrois. Y cohabitent Allemands, Tchèques, Polonais, Hongrois, Croates et Italiens. Il déteste ce climat. Il vitupère le régime des Habsbourg qu'il accuse de condamner le pangermanisme. Pangermanisme qui se développe chez lui de façon exacerbée.

 

C'est pourquoi il tourne le dos à l'Autriche et s'installe en Allemagne en mai 1913. c'est pourtant à VIENNE qu'il a conçu l'idée d'une grande nation allemande.

 

6. Un mot sur sa carrière artistique. ( un raté artistique ).

 

Le jeune HITLER dilapide dans la bohême la petite fortune laissée par son père et pratique de petits boulots tout en rêvant d'un grand destin, avant de glisser dans la marginalité.

 

En 1907, impatient de se lancer dans cette carrière, il interrompt une scolarité des plus médiocres et quitte le domicile maternel, à dix-huit ans, et gagne VIENNE pour y réussir.

 

Hélas, deux fois consécutivement, il essuya un double échec au concours d'admission à l'Académie des beaux-arts. Il en éprouva une violente amertume.

 

Voilà en quelques mots, comment l'Académie des beaux arts de Vienne a justifié son refus: « Trait malhabile - Composition confuse - Ignorance des techniques - Imagination conventionnelle ».

 

Il eut sans doute mieux valu qu'il ait été accepté. Cela nous aurait évité sa reconversion d'abord dans l'armée, ensuite dans la politique.

 

Toutefois, de 1908 à 1913, il vécut de menus travaux et de la vente d'aquarelles qu'il peignait, confronté à l'expérience des asiles de nuit.

 

7. HITLER, citoyen allemand exemplaire ?.

 

En 1913, il part s'installer à MUNICH pour échapper au service militaire sous les drapeaux de l'empire austro-hongrois, nation qu'il déteste.

 

Il a alors près de vingt-cinq ans et est toujours sans profession. Et il est solitaire et peu empathique. Il témoigne d'une affectivité bridée ne laissant pas de place à l'affection et à l'amour.

 

C'est cependant un citoyen allemand très tardif. Il n’a immigré en Allemagne que pour fuir son devoir de citoyen austro-hongrois. Il n’a acquis la nationalité allemande qu’en 1932 !

 

8. HITLER et la Grande Guerre.

 

En août 1914, à la déclaration de guerre, Hitler s'engage comme volontaire dans l'armée bavaroise, plein d'enthousiasme. Il se socialise dans la vie militaire. Il en épouse les valeurs. L'expérience de la Grande Guerre achevant de durcir en lui une brutalité naturelle. 

 

Il est affecté au 16e régiment d'infanterie de réserve. Dans les tranchées, les différences sociales et les humiliations de la vie civile s'effacent.

 

9. Comment s'est-il comporté ? ( Un raté militaire ?)

 

Il existe deux versions:

 

La première, l'officielle:

Hitler se fit très vite remarquer par les gradés pour son courage et son engagement patriotique. Chaque fois que c'est possible, il relève le moral de ses camarades de combat. Dès l'hiver 1914,on le nomme caporal et on lui décerne la Croix de fer de 2e classe. En octobre 1916, il est blessé.

En août 1918, fait rarissime pour un caporal, il reçoit la Croix de fer de 1ère classe. Il est gazé à Ypres, en Flandre, lors de l'attaque du 16 octobre 1918, et finit la guerre à l'hôpital. Il aurait donc été blessé deux fois.

 

La seconde:

Son régiment ( LIST) était mal considéré: insubordinations, découragement, apathie, désertions... Ce régiment n'avait rien du corps d'élite magnifié par HITLER. 

Sur son expérience du feu, il aurait en réalité beaucoup menti. Tandis que ses frères d'armes pataugent dans l'eau glaciale et la boue des tranchées, il trouve refuge au quartier général du régiment, hors de portée des mitrailleuses. Contrairement à une idée répandue, on ne voit qu'exceptionnellement en première ligne quand son rôle d'estafette l'amène à y porter des messages.

HITLER aurait passé la majeure partie de la guerre dans le microcosme du poste de commandement, loin des tranchées. Comme les fantassins des tranchées disaient, c'était "un cochon de l'arrière", "un planqué", un personnage falot et obséquieux, prêt à tout pour satisfaire les exigences de ses supérieurs.

Autre légende tenace: L'ancien marginal aurait été hospitalisé pour faire soigner ses yeux aveuglés par le gaz moutarde. Ce serait faux: il aurait séjourné en hôpital psychiatrique pour "hystérie de guerre". Ce fut l'un des secrets les mieux gardés du IIIe Reich et tous ceux qui auraient pu le dénoncer furent pourchassés.

Il semble que les compagnons d’armes furent réduits au silence, afin que ne soit pas écorné le mythe du héros exalté et courageux.On donne l’exemple d’Hugo GUTTMANN, l’officier juif grâce auquel il obtint la croix de guerre… et qui fut ensuite persécuté par le régime nazi.

 

10. HITLER après l'armistice.

 

Comme beaucoup de soldats démobilisés et sans ressources, HITLER reste dans l'armée.

Ce raté a pourtant une qualité: un bagou à toute épreuve, qui le fait remarquer du responsable des services secrets. cela lui vaut d'être employé comme «officier politique» à MUNICH. On le charge d'infiltrer et dépister les révolutionnaires ( les insoumis selon un terme actuel ) soit les communistes,les anarchistes...

Ce n'est donc qu'un peu glorieux indicateur, un "corbeau". D'indic, il devient militant et s'engage dans un groupuscule nationaliste comme il en existait énormément dans l'Allemagne des années 20. Très vite, il en prend la direction et se fait remarquer par ses aptitudes au maniement des foules.

 

11. Et la sinistre suite...

 

Dans les années 20 (après un coup d’État raté en 1922), HITLER crée son fameux NSDAP, le "parti national-socialiste allemand du travail", mieux connu sous le nom de "parti nazi".

 

Les 8 et 9 novembre 1923, le nouveau parti nazi et HITLER sont à la tête d'une coalition de groupements nationalistes. Ils tentent un coup d’État dénommé, dans les livres d'histoire, le "putsch de la brasserie". Il avait été fomenté dans la Bürgerbräukeller, une des plus grandes brasseries de MUNICH.

 

Le but était d'abord de prendre le pouvoir en BAVIERE pour ensuite marcher sur BERLIN et renverser la République de WEIMAR. C'était en fait une expérience du plus haut ridicule clôturée par un échec cinglant. Les autorités bavaroises firent condamner 9 des instigateurs dont Adolf HITLER.

 

Ce simple épisode plus ridicule que glorieux serait resté inoublié inaperçu dans l'histoire, fort mouvementée, de l'Allemagne des années 20. Après 1933, il devint une geste héroïque cultivée par les nazis, une partie intégrante de la mythologie entourant la course au pouvoir menée par Hitler, de même que son engagement militaire en 14-18.

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11.Comment expliquer l'engouement du peuple allemand ?

 

Le NSDAP est devenu le premier parti d'Allemagne grâce à sa démagogie, à sa violence.

 

Il sut se distancer d’une classe politique dépassée, dont on s’était peu à peu détourné, lui permettant d’accéder démocratiquement au pouvoir en 1933.

"Démocratiquement" ? En fait, le parti nazi n’atteindra jamais la majorité absolue parlementaire. Jusqu’aux élections de 1932, il ne représentait même pas, dans le meilleur des cas, 20% des voix. Jusqu’en 1928, cinq ans avant l’accession au pouvoir, il est même quasi-groupusculaire.

 

Le vote protestataire, traduisant le désespoir d'une population confrontée à un taux de chômage élevé, profite essentiellement au parti nazi.

 

Dès 1929, il progresse rapidement. En 1930, il compte 6 400 000 électeurs et 107 députés; en juillet 1932, 13 750 000 électeurs et 230 députés; en novembre 1932, 11 750 000 électeurs et 196 députés. À l'élection présidentielle de mars 1932, Hitler mit le maréchal HINDENBURG en ballottage.

 

En 1933, quand il prend le pouvoir, le parti nazi a déjà plus d'un million d'adhérents, recrutés dans les classes moyennes, mais aussi dans la classe ouvrière.

 

Incontestablement, il existait à l'époque, un antisémitisme latent en Allemagne. Mais pas seulement en Allemagne: il suffit de rappeler que la France sortait à peine de l'affaire DREYFUS.

Comment aurait-il réussi à trouver l'appui du peuple si personne n'avait été antisémite à son époque ? Il a surfé sur cet antisémitisme pour pour gagner la confiance générale.

 

Très facilement, ensuite, a-t-il pu basculer vers d'autres thèmes avec lesquels les gens n'étaient pas forcément d'accord. Mais les gens le sont devenus, par glissement ou par peur de passer pour des traîtres. La terreur a fait le reste: de 1933 à 1945, 225000 allemands furent condamnés à des peines de prison et 1000000 enfermés ( souvent pour peu de temps, mais à titre d'exemple ) dans les camps de concentration créés dès 1933.

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24/09/2017

On a dignement inauguré la nouvelle plaque du soldat Nöel LEDOUBLE.

FORT DE LONCIN: 103 ans après la catastrophe, un soldat retrouve son identité.

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En août 1914, le fort de LONCIN fut parmi les derniers forts de Liège à subir les bombardements allemands. Le Fort de LONCIN fut bombardé massivement, depuis le centre-ville de Lège, pendant trois jours, du 12 au 15 août. Le Fort eut à subir la puissance de la " Grosse BERTHA ". Le 15 août 1914, un des deux magasins à poudre du fort, qui contenait encore 12 tonnes de poudre, explosa. Cette explosion détruisit le cœur du fort, tuant 350 de ses 550 soldats de garnison.

La plupart des corps reposent encore sous les décombres du fort. La destruction du fort de LONCIN fut immédiatement exploitée par la propagande allemande en Allemagne même et vis-à-vis des adversaires, mettant en place le mythe des " Grosses BERTHA", énormes mortiers de calibre de 42 cm, symbole de la supériorité allemande.

Ainsi, pendant 103 ans, on a cru le soldat LEDOUBLE enseveli dans la poudrière du Fort de LONCIN. Jusqu’en mars 2017, on était convaincu que le soldat Noël LEDOUBLE de VILLERS l'EVÊQUE ( AWANS ) faisait partie des héros ensevelis à jamais dans les décombres du Fort. Depuis, sa famille, venait régulièrement, chaque 15 août, au fort de LONCIN pour lui rendre hommage.

En réalité, il n'avait jamais reposé là. Blessé lors de l’explosion, il fut évacué vers l’hôpital militaire Saint-Laurent où il mourut le 17 août. En fait, il fut inhumé au Cimetière de Sainte WALBURGE sous le nom de Noël LEDOUP.

C'était une énigme: Noël LEDOUP, un soldat qui n’avait jamais existé. Quelqu'un était donc inhumé sous une fausse identité. Patrick GALAND, historien, a résolu cette énigme. Voici ce qu'il dit: " « Lors de son hospitalisation, ce soldat était déjà mourant. Il est probable qu’il n’a pas pu correctement communiquer son identité. On peut imaginer qu’il l’a dite dans un souffle… En tout cas, il été officiellement identifié sous le nom de Noël Ledoup…".

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En fait, la véritable identité, à l'état-civil, de Noël LEDOUBLE était Charles LEDOUBLE. Selon une coutume fréquente à l'époque, le premier prénom était remplacé par un autre prénom usuel. En outre, la prononciation à la liégeoise transformait "LEDOUBLE" en "LEDOUP". Prénommé à l'état-civil Charles Julien Joseph Noël LEDOUBLE, il était né le 16 mai 1893, fils de Charles Joseph et de VAVEDIN Marie Anne Joseph Antoinette. Il avait à peine plus de 20 ans quand il fut appelé sous les armes au fort de LONCIN.

On a donné son nom à l'une des rues de Villers l'Evêque (entité d'Awans) en province de Liège, cette chaussée Noël LEDOUBLE est la portion de la N3 qui traverse Villers l'Evêque.

La nouvelle plaque portant le nom de Charles dit Noël LEDOUBLE a été placée le vendredi 22 septembre 2017, à l’occasion d’une cérémonie émouvante rehaussée par la présence du Colonel HAMES commandant militaire de la Province de Liège, des représentants du Front de Sauvegarde du Fort de LONCIN dont le Président Fernand MOXHET, de diverses autorités civiles dont le bourgmestre d’AWANS, Pierre-Henri Lucas.

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Représentaient la FNC, le Président Provincial J.C. LAMOTTE et le Président du Groupement Régional, P. BEAUJEAN. Etaient également présents six porte-drapeaux dont les représentants des sections FNC d'AWANS et de VILLERS l'EVÊQUE.

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