09/09/2016

AWANS: la FNC au travail pour les cotisations à renouveler et les recrutements.

AWANS, FNC, cotisation, Journal des Combattants, BIERSET, VELROUX, GRÄCE-HOLLOGNE, FOOZ

 

Madame, Monsieur,

Cher ami, chère amie,

Cher lecteur, chère lectrice,

 

Nous venons de recevoir les timbres d'affiliation pour l'année qui vient. Lors de sa réunion en avril dernier, le Comité a décidé de maintenir le montant de cotisation de l'an dernier.

 

Ce sera donc toujours 12,00 € à verser ou à virer sur le compte BE81 0003 2552 4724 de la FNC "AWANS-BIERSET", Rue Fernand Musin, 17 à 4340 AWANS.

 

La date ultime est le 30 novembre mais pour la facilité des comptes, nous souhaiterions que ce montant soit versé avant le 31 octobre. Les timbres vous parviendront par après.

 

Cette cotisation donne droit à l'abonnement au Journal de Combattants. Un sérieux effort a été accompli pour en améliorer le contenu et la présentation. Notre section y a d'ailleurs collaboré.

 

Cette année, nous avons été présents aux manifestations suivantes: le 17 février à la Commémoration du roi Albert; aux cérémonies commémorant la Libération ( 7 mai à OTHEE, 10 mai à VELROUIX, BIERSET, GRÂCE-HOLLOGNE, FOOZ, HOGNOUL et AWANS; au 97° anniversaire de la FNC à GAND; le 21 juillet à AWANS; le 15 août à LONCIN; le 9 septembre à l'ancienne Base de BIERSET avec le White Bison; en novembre aux endroits habituels ( voir mai ); et le 15 novembre au TE DEUM à LIEGE.

 

Comme vous avez pu le voir, nous maintenons la collaboration avec les écoles de BIERSET, VELROUX, FOOZ et AWANS ainsi qu'avec une école de GRÂCE-HOLLOGNE chaque année depuis 2015.

 

Les affiliés reçoivent également le périodique trimestriel de la section.

 

Cependant, au fil des années, nous assistons à une certaine érosion. A titre d'exemple, en 2008, si nous avions encore dans nos rangs dix anciens combattants effectifs, il n'en reste qu'un seul aujourd'hui. Heureusement nos sympathisants sont toujours là mais nous commençons aussi à prendre de l'âge.

 

Il importe de maintenir la représentativité de l'association tant sur le plan local que régional. il importe que nous recrutions nouveaux affiliés.

 

Pour notre section, nous nous sommes fixés le nombre de cinq. Puisque le but est de maintenir la représentativité de la FNC, nous ne fixons aucune condition de domicile: peu importe d'où l'on soit, l'important est de s'affilier à la FNC !

 

La section d'AWANS compte encore près de 40 membres. la régionale de la FNC en compte encore plus de 700. Pour la Province de LIEGE, c'est +/- 1400.

 

Ce qui fait de la FNC le groupement patriotique le plus important de la province. C'est aussi celui qui a une répartition locale sur toute la province la plus étendue.

Avis donc à nos nombreux " amis" et "likers" sur facebook !

 

Recevez nos meilleures salutations patriotiques.

 

Pour le Comité

Le Secrétaire-Trésorier

 

 

P. BEAUJEAN

 

 

04/09/2016

Les Justes parmi les Nations.

Les " JUSTES PARMI LES NATIONS.

En pleine tourmente, en pleine guerre, des hommes, des femmes de tous âges, de toutes conditions, même des enfants furent pourchassés, arrêtés, déplacés et déportés à travers toute l’Europe, puis enfermés dans des camps pour y être maltraités, blessés et exterminés et souvent gazés comme des parasites. Ces gens étaient coupables d’être nés Juifs. Dans ce contexte périlleux, certains ont résisté.

 

« Juste parmi les nations » (en hébreuחסיד אומות העולם Hasid Ummot Ha-'Olam, littéralement « généreux des nations du monde ») est une expression du judaïsme tirée du Talmud.

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Le titre de "Justes parmi les Nations" est décerné aux personnes non juives qui sont venues en aide aux Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

Les personnes reconnues « Justes parmi les Nations » reçoivent de Yad Vashem un diplôme d'honneur ainsi qu'une médaille sur laquelle est gravée cette phrase du Talmud : « Quiconque sauve une vie sauve l'univers tout entier »

 

Il reste de moins en moins de « Justes » en vie et les sauvés disparaissent progressivement. Un constat inéluctable face auquel on ne peut que répéter que le temps presse. Si la procédure de reconnaissance peut être introduite à titre posthume auprès de Yad Vashem, l’acceptation se décide au cas par cas. Au 1erjanvier 2016, ils étaient 26119 « Justes parmi les nations » de 46 pays à avoir été honorés, dont 1.635 en Belgique et 3925 en France.

 

Il s’agit de la plus haute distinction civile de l’état d’Israël. Leurs noms sont inscrits sur le Mur d'Honneur du jardin des Justes à Yad Vashem.

Cependant le livre des Justes ne sera jamais fermé car nombreux sont ceux qui resteront anonymes faute de témoignages. La difficulté de trouver des témoignages directs ou le caractère diffus de certaines actions réduisent le nombre des « Justes » identifiables.

 

Quels sont les critères de reconnaissance des « Justes parmi les nations » ?

La reconnaissance d'un Juste doit établir, avec plusieurs témoignages concordants, des faits probants, tels que :

Avoir apporté une aide dans des situations où les juifs étaient impuissants et menacés de mort ou de déportation vers les camps de concentration.

Avoir été conscient du fait qu'en apportant cette aide, le sauveteur risquait sa vie, sa sécurité et sa liberté personnelle (les nazis considéraient l'assistance aux juifs comme un délit majeur).

N’avoir recherché aucune récompense ou compensation matérielle en contrepartie de l'aide apportée.

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Même au coeur du Reich, il y eut des "Justes". Le mémorial de Yad Vashem, a reconnu 321 Allemands et 80 Autrichiens, qui risquèrent leur vie pour sauver des Juifs d’une façon encore plus périlleuse que les habitants des pays occupés par les nazis.

 

On ignore le nombre exact de juifs sauvés grâce à l’aide des Justes, mais on en compte plusieurs dizaines de milliers.Voici des chiffres approximatifs du nombre des survivants pour quelques pays européens :

Albanie 1 800

Allemagne et Autriche 5 000 à 15 000

Belgique 26 000

Danemark, 7 200

France plus de 200 000

Grèce 3 000 à 5 000

Hongrie plus de 200 0006

Italie 35 000

Lithuanie 1 000

Norvège 900

Pays-Bas 16 000

Pologne 25 000 à 45 000

Yougoslavie 5000



 

30/08/2016

Wolfgang LANGHOFF et le Chant des Marais.

 

Le Chant des Marais.

En visite à DÜSSELDORF, j'ai découvert, insérée dans une façade, cette plaque commémorative. En essayant de connaître plus, j'ai découvert l'histoire du "Chant des Marais "

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Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne, au tout début du régime nazi, durant l’été 1933. C'était dans le camp de concentration de BÖRGERMOOR en Basse Saxe.

 

Dès son arrivée au pouvoir, Hitler mit en place des camps pour interner les opposants politiques. Ainsi on eut la création de DACHAU et de BÖRGERMOOR. Les militants communistes puis socialistes furent les premières cibles de la répression, suivis de tous ceux qui s’opposaient pour des raisons politiques ou morales ou par convictions religieuses à l’idéologie nazie.

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Le régime y est dur. Les internés sont de suite mis de suite au travail dans l’optique de préparer l’Allemagne à la Guerre: assèchement de marais pour augmenter la production de blé par exemple.

 

C'est à BÖRGERMOOR que le Chant des Marais trouva naissance. BÖRGERMOOR est l’un des premiers camps nazis ouverts en 1933. L’univers concentrationnaire est en genèse: il s’agit dans cette première phase, d’un système punitif basé sur le régime disciplinaire et le travail forcé. Dès le mois de mars 1933, 50 camps d’internement sont officiellement recensés en Allemagne gardés par des SA. avant d’être livrés à la SS : Hitler y jette nombre de ses opposants, communistes, syndicalistes, démocrates.

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Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten », il fut traduit en français sous le titre de « Chant des Marais ».

Il fait entendre la plainte des antifascistes et des juifs, premiers internés dans ces camps.

 

Pendant longtemps les auteurs de ce chant nous furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril 1977, l’Amicale de MAUTHAUSEN signala que ce chant, né au camp de BÖGERMOOR en juillet-août 1933 fut écrit par Johann ESSER, un mineur. Il fut ensuite remanié par Wolfgang LANGHOFF, un acteur.

Ce poème avait alors pour nom « Börgermoorlied ». Un autre détenu, Rudi GOGUEL, un employé, en composa la musique.

Par la suite des détenus d’autres nationalités l’adoptèrent, c’est alors qu’il connut des variantes dans les paroles et les adaptations musicales.

 

Laissons la parole à Rudi GOGUEL dans ce texte tirés de ses mémoires:

« Les seize chanteurs, pour la plupart membres de l'association ouvrière de chant de Solingen, défilaient bêche à l'épaule dans leurs uniformes de police verts (nos vêtements de prisonnier de cette époque-là). Je menais la marche, en survêtement bleu, avec un manche de bêche brisé en guise de baguette de chef d'orchestre. Nous chantions, et déjà à la deuxième strophe, presque tous les mille prisonniers commençaient à entonner en chœur le refrain. De strophe en strophe, le refrain revenait de plus belle et, à la dernière, les SS, qui étaient apparus avec leurs commandants, chantaient aussi, en accord avec nous, apparemment parce qu'ils se sentaient interpellés eux aussi comme « soldats de marécage ».

 

C'est un chant de détresse, mais aussi chant de résistance, de dignité et d'espérance, le Chant des Marais fut inspiré par une coutume militaire en vigueur chez les SS de ce camp: les nazis faisaient chanter par les détenus des chants nazis ou des chants traditionnels allemands tirés du folklore ou de l'histoire. Parfois, par dérision ou provocation, ils leur faisaient chanter l'Internationale ou des chants communistes allemands. Ils en prenaient ensuite prétexte pour les frapper. Ce "Chant des Marais" est une réponse à ces provocations.

 

La version française du chant des marais est probablement née dans le camp de DACHAU vers 1942-1943-1944. Elle a été traduite par des déportés français de façon à ce que les prisonniers de cette nationalité puissent eux aussi la chanter.

 

Le Chant des marais est une œuvre engagée car elle lutte contre le nazisme, la privation de liberté et pour la survie des détenus. Il se termine sur une note d'espoir. Ce chant a pour but de redonner courage aux détenus, victimes de toutes les brutalités et des conditions d'existence épouvantable de l'univers concentrationnaire nazi.

 

(Version éditée en 1946)

 

Loin vers l’infini s’étendent

Des grands prés marécageux

Pas un seul oiseau ne chante

Dans les arbres secs et creux.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Dans ce camp sinistre et sauvage,

Entouré de murs de fer

Il nous semble vivre en cage

Au milieu d’un grand désert.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Bruits des pas et bruit des armes

Sentinelles jour et nuit

Et du sang, des cris, des larmes,

La mort pour celui qui fuit.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher ! Piocher.

Mais un jour de notre vie

Le printemps refleurira

Liberté, liberté chérie,

Je dirai : tu es à moi.

Oh ! terre enfin libre,

Où nous pourrons revivre,

Aimer !

 

(Version actuelle)

Loin dans l’infini s’étendent

Les grands prés marécageux

Pas un seul oiseau ne chante

Dans les arbres secs et creux.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Dans ce camp morne et sauvage

Entouré de murs de fer

Il nous semble vivre en cage

Au milieu d’un grand désert.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Bruit de chaînes, bruit des armes

Sentinelles jour et nuit

Et quitter peur, et larmes

La mort pour celui qui fuit.

Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher.

Mais un jour dans notre vie

Le printemps refleurira

Libre alors dans ma patrie

Je dirai tu es à moi.

Oh ! terre d'allégresse

Où nous pourrons sans cesse (bis)

Aimer. Aimer.

 

Que sont devenus les trois auteurs ?

 

Après sa libération, Johan ESSER, ancien syndicaliste communiste, poète et écrivain, se retrouva dans une grande misère. Il fut même réduit à publier des poèmes patriotiques dans des journaux proches du pouvoir. Après la guerre, il retourne au syndicalisme dans l’Allemagne de l’ouest mais rompt avec le Parti communiste. Il prend prend sa retraite en1960 et continue à publier des poèmes dans les journaux. Il meurt en 1971.

 

Rudi GOGUEL fut libéré en 1934. Il replongea sans attendre dans la résistance. Arrêté à nouveau il fut torturé et condamné à 10 ans de prison jusqu'en 1944. A peine libéré, il fut à nouveau arrêté et interné en camp de concentration à NEUENGAMME. En 1945 , il fit partie des 8 000 détenus évacués par les nazis sur des bateaux destinés à être coulés en Mer Baltique, bateaux qui seront pris pour cible par l’aviation britannique dans la confusion de la fin de la guerre. GOGUEL échappe de peu à la mort. Communiste convaincu, après la guerre, il milite pour le Parti communiste en Allemagne du sud. En 1949, il est candidat à l’élection du Bundestag pour le KPD. En 1952 il travaille à BERLIN-EST à l’Institut allemand pour l’Histoire contemporaine puis à l’Université Humboldt. Il meurt le 6 octobre 1976 à l’âge de 68 ans.

 

Wolfgang LANGHOFF sera libéré le 31 mars 1934. Il s’exila en Suisse le 28 juin 1934, et trouva un emploi à l’Opéra de ZÜRICH. Il y fit imprimer le texte du chant qui sera popularisé par Ernst BUSCH, combattant allemand des Brigades Internationales.
Il publia aussi
Die Moorsoldaten, un des premiers livres sur les camps de concentration nazis. Après la guerre, il rentre à BERLIN-EST en 1945. Il prit la direction du Deutsches Theater à Berlin de 1946 à 1963. Il est décédé en RDA en 1963.

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29/08/2016

MARCHIN, le 11 septembre 2016: commémoration à la Plaine de BAGATELLE.

MARCHIN: commémoration à la Plaine de BAGATELLE.

Décidément, septembre 1944 est à marquer d'une pierre noire pour l'Armée Secrète. Nous avons déjà parlé de l'action du Refuge SAUMON à l'aéroport de BIERSET. Attaque qui s'est soldée par trois morts.

 

Nous commémorerons cette action et rendrons hommage aux trois martyrs le vendredi 9 septembre 2016. Notre section FNC "AWANS-BIERSET" y sera présente.

 

Nous recevons aussi une autre invitation pour une autre commémoration, celle du MAQUIS DE BAGATELLE - "La Baleine", autre nom évoquant une section de l'Armée Secrète.

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Au début du mois de septembre 1944, aux confins des communes de VYLE-THAROUL ( aujourd'hui section de MARCHIN ), CLAVIER et OHEY, de violents combats entre le groupe « Baleine » de l’Armée secrète et des soldats Allemands se déroulèrent dans la plaine de BAGATELLE. Les soldats allemands battaient en retraite face à l’avancée de l'Armée américaine. La plaine de BAGATELLE servait de lieu de parachutages de containers remplis de munitions. Lors de la nuit du 7-8 septembre 1944, treize maquisards  perdirent la vie.

 

72 ans plus tard, le dimanche 11 septembre 2016, un hommage tout particulier leur sera rendu.

 

Pourquoi le nom de BAGATELLE ? Cette plaine tient son nom d'un château proche, le Château de BAGATELLE. Le château de BAGATELLE est une maison de plaisance du début du 20e siècle construite avec les gains d'une nuit de jeu. Il fut le centre de parachutage pour l'Armée Secrète en 1943 - 1944.

Il existe toujours  une Fraternelle  

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de l'Armée secrète Baleine et Condroz  (ASBL). Rue des Ganons, 31 à 4540 AMAY.

 

 

27/08/2016

DÜSSELDORF: travail de mémoire.

TRAVAIL DE MEMOIRE EN ALLEMAGNE.

Vu à DÜSSELDORF.

Au Musée du Cinéma à DÜSSELDORF, sont exposés, dans une vitrine bien protégée, divers documents, dont ceux-ci.

Documents qui ravivent certaines plaies dans la population:

* La première page d'un journal nazi de septembre 1939 signalant que les Juifs sont interdits de cinéma. l'accès des salles leur est interdite:

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* ce tract signalant que tout allemand qui fera vivre un commerçant juif doit être considéré comme traître à son peuple !

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Un détail de l'histoire pour la famille LE PEN

 

26/08/2016

Vendredi 9 septembre, cérémonie d'hommage aux morts du Refuge SAUMON.

 

BIERSET: 9 septembre 2016, Cérémonie d'hommage au Refuge SAUMON.

Parmi les nombreuses commémorations organisées dans la province de LIEGE, en hommage aux femmes et aux hommes, combattants de 1940-1945 pour la liberté, il y a celle organisée ce vendredi 9 septembre 2016 à l'ancienne Base de BIERSET par le WHITE BISON.

Cérémonie patriotique organisée le 9 septembre 2016 de 10:30 à 11:00 à l'Ancienne caserne militaire de BIERSET - rue de Velroux. Pour renseignements: s'adresser à Daniel Grégoire téléphone 0475 78 64 67.

Comme c'est la tradition, la section FNC "AWANS-BIERSET " y participera avec trois drapeaux.

 

Cela nous amène à un petit historique à la fois de la Base de BIERSET, du refuge SAUMON et du White Bison.

 

L’aéroport de LIEGE, autrefois "Base de BIERSET" a connu depuis une vingtaine d’année un développement remarquable de ses activités civiles. Il est maintenant uniquement connu pour cela, sauf pour des initiés ou des amateurs d'histoire.

 

Pendant un certain nombre d'années, les activités civiles et militaires ont dû coexister comme voisins. Maintenant, l'aéroport militaire a disparu.

 

Cela ne doit pas nous faire oublier le passé militaire de plus de nonante années de BIERSET. Pour perpétuer le souvenir de la base de BIERSET, une fraternelle d’anciens s’est créée sous la dénomination « White Bison ».

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Cette Fraternelle maintient diverses activités: elle a créé un petit musée en 1988. Elle organise également diverses activités patriotiques autrefois assurées par la Base de BIERSET dont notamment une cérémonie annuelle en souvenir du "Refuge SAUMON" de l'Armée Secrète.

 

Replongeons-nous sur les années terribles de 1940 à 1945.

 

En 1940, occupation de la base par les troupes Allemandes: le 13 mai, des Junkers JU52 arrivent sur l'aérodrome de BIERSET. Trois seront abattus par les salves tirées à partir du Fort de Flémalle. Le 15 mai, la plaine est occupé par un Staffel de trois Schwärm, comptant de 7 à 12 Junkers 88. Le 25 mai, le Major Oskar Dinort occupe Bierset avec ses Junkers 87, Stuka de sinistre mémoire.
Les Allemands continuent à s'installer sur la plaine, des mitrailleuses sont installées aux quatre coins. les bâtiments sont peints pour tromper l'adversaire: un en boulangerie, un autre en boucherie, etc......Vues du ciel, ces installations ont l'allure d'un paisible village. Un immense treillis de camouflage recouvre la caserne, la préservant ainsi des reconnaissances aériennes.

 

De 1941 à 1944, l'activité aérienne fut fortement réduite, les Allemands effectuant divers travaux d'aménagements.

 

En 1944, actions de sabotage par le "Refuge Saumon": Les hommes de l'Armée Secrète, mobilisés depuis le débarquement des Alliés en Normandie, se sont regroupés dans les refuges pour préparer leur arrivée. Dans la région liégeoise, l'un d'eux est établi à FLEMALLE au lieu-dit " aux Cahottes ": le Refuge Saumon. cela faisait partie des opérations de harcèlement armé entamés dès le début de septembre 1944.

Le peloton Monet de la première compagnie du Refuge s'était d'abord emparé d' armes allemandes par une habile embuscade. Il se croyait prêt à attaquer, le 5 septembre, la Base de BIERSET. Au départ, cela sembla bien se dérouler: ils font prisonniers les soldats allemands qui y sont installés. Mais ces derniers reçoivent des renforts inespérés. Le rapport de force déséquilibré oblige la compagnie à se replier sur le Fort de HOLLOGNE d'où chacun doit regagner individuellement LONCIN. Trois hommes vont alors tenter de récupérer leurs bicyclettes, ils sont pris et torturés par l'ennemi. Leurs corps sont retrouvés, une dizaine de jours plus tard, atrocement mutilés.

 

Fin 1944, suite à l’offensive alliée, BIERSET est occupé par le 42ème Groupe de la 9èmeAir Force qui va jouer un rôle déterminant. En effet, les chars américains risquaient d’être immobilisés faute de carburant, le ravitaillement par route ne suivant pas à une cadence suffisante. L’opération « Red Bull Express » est mise sur pied. Un pont aérien est créé entre l’Angleterre et BIERSET. L’aérodrome va accueillir chaque jour plusieurs centaines de C-47 Dakota, chargés des précieux fûts de carburant. Les atterrissages se succèdent à un rythme effrayant, avec à certains moments un mouvement toutes les 20 à 30 secondes. Cela ne se fait pas sans casse et plsuieurs crash se produisent en raison de la mauvaise météo et des risques du vol en formation. Quand le terrain est saturé, les Dakotas attendent par pelotons de 24 l’autorisation d’atterrissage.

 

Pour rappel: environ 4 000 membres de l'Armée Secrète belge périrent jusqu'à la Libération:

  • 1 068 en action (dont 9 femmes)

  • 657 furent exécutés (dont 8 femmes)

  • 2 195 sont morts durant leur incarcération (dont 52 femmes)

  • 12 périrent à la suite d'un accident en service commandé (dont 1 femme)

Ici: la photo du Monument de BIERSET.

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Ici: la photo de la remise d'un drapeau, après la guerre au Refuge Saumon. A COINTE, le 26 mai 1946.

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20/08/2016

AWANS en 1958: des informations concernant l'histoire de la FNC.

AWANS en 1958:

Réunion Générale du 05/10/1958

de la FNC "AWANS-BIERSET et Environs"

 

La réunion débute vers 10H00, spécialement pour l'organisation des fêtes ( Toussaint - Relais sacré - 11 novembre ).

On observe une minute de silence à la mémoire des morts de la section pendant l'année et aussi pour les morts des autres sections ( Chênée, Othée, Tilff, Sprimont ).

Le Président annonce la réouverture des délais de la carte des Etats de service qui est chez le Ministre GILSON pour être signé. Il y aura lieu de remplir des nouveaux formulaires dont les instructions seront données par le Journal des Combattants.

Il est aussi porté à la connaissance de tous qu'avant la fermeture des délais et la forclusion de la Loi, 23000 dossiers étaient en suspens.

Le 19 octobre, aura lieu à LIEGE, la remise du nouveau drapeau à la Régionale par le Gouverneur CLERDENT. La cérémonie débutera à 8H30 par une messe en l'église Ste Véronique - 10H00 départ du cortège de la Rue Réquem vers le Monument de l'Avenue Rogier pour se diriger ensuite au Palais Provincial où ura lieu la remise officielle du drapeau par le Gouverneur. La clôture ede la cérémonie est prévue pour 12H30.

Il est porté à la connaissance des membres qui veulent s'y rendre qu'ils peuvent se faire inscrire auprès du Président pour la participation au banquet dont le prix est fixé à 100 francs.

Les porte-drapeaux des diverses sections y sont invités et seront reçus au Prince de Liège.

On passe ensuite au rapport du Trésorier qui est donné par le Trésorier-adjoint L. HEINE qui donne la lecture des divers comptes de la section pour l'année en cours.

....

Vient ensuite l'organisation des collectes de la Toussaint, le relais sacré et les séances de cinéma des 10 et 11 novembre...

Vient ensuite le vote pour le renouvellement du Comité...

 

Remarques:

1. Quand on parle de " Réunion générale, il s'agit apparemment de l'Assemblée générale puisqu'on a procédé au renouvellement du comité. D'après les statuts de la FNC, la moitié des membres est démissionnaire et rééligible...il y a belle lurette qu'on ne sait plus appliquer à la lettre cette disposition !

2. Evoquons surtout le nouveau " drapeau régional". Ce dernier vient d'être remplacé par un tout nouveau. Il a donc été utilisé pendant 58 ans.

3. Ne nous trompons pas, le drapeau a été "remis" par le Gouverneur. En fait, le Gouverneur était chargé de remettre le drapeau acheté par la Régionale de façon à ce que cela soit protocolaire. Le tout nouveau drapeau nous a été remis au siège de la FNC à BRUXELLES lors d'une réunion des Présidents des Groupements régionaux.

4. La cérémonie en 1958 avait revêtu un véritable apparat puisq'un cortège était organisé de même qu'un banquet. On n'a plus vu cela à LIEGE sauf peut-être si notre demande d'assurer un des prochains anniversaires de la FNC est admise.

5. Enfin, en ce qui concerne les fêtes de novembre, notons l'existence du Relais sacré ( de village en village ) qui n'existe plus, dans notre région, sous cette forme. A AWANS, nous l'avons remplacé par le tour des Monuments aux Morts avec le concours des écoles. dernièrement nous y avons ajouté VELROUX et un monument de GRÂCE-HOLLOGNE.

6.Enfin les cinémas qui n'existent plus à AWANS: il y en avait un Rue de la Station et un autre au Cercle.

7. Dernière remarque: les collectes effectuées aux cimetières lors de la Toussaint au profit de la FNC. Elles devaient être approuvées par l'ONIG et par le Bourgmestre. Elles n'existent pratiquement plus nulle part.

AWANS, FNC, 11 novembre, porte-drapeaux, Relais sacré

Ici, un des derniers Relais sacrés existant: le Président national de la FNC, Paul HUYGENS