12/02/2017

A la recherche de coquelicots.

Nous avons trouvé une fabricante de coquelicots !

Depuis 2014 et la célébration du 100° anniversaire de la guerre de 14-18, il y a un véritable engouement pour les coquelicots ( badges, colliers, pins, bagues...).

Nous avons trouvé, dans notre région, une fabricante de ces objets.

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A consulter sur facebook ou sur Google.

Les prix sont tout-à-fait modérés.

Voici quelques photos:

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Presque aussi beaux que les vrais:

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19:28 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/02/2017

Une famille de GI recherche d'anciens Awansois.

Nous avons été contactés par Mr Dominique Potier

1SM

ESA082

Tf 9–2391–8218

Tel 085/328218

qui s'occupe des contacts avec les anciens GI ou familles de GI.

Voici l'objet: cela émane de la famille d’un GI ayant été en lien avec certaines familles d’Awans – Bierset .

 

La famille de ce GI revient au mois de mai pour le Mémorial Day et aimerait rencontrer un membre d’une des deux familles que nous recherchons …

Pourriez-vous nous aider dans cette recherche ???

 

Le 1er contact était la famille Pierre Renaldi – Pirotte habitant Rue Alfred Defuisseaux, 64 à Awans – Bierset et la 2ième famille C Panis – Adam ou Lambertine Panis – Adam habitant Rue François Cornet, 16 à Awans- Bierset .

 

Le Memorial Day est un jour férié fédéral aux États-Unis. Il est célébré le dernier lundi de mai pour commémorer les hommes et les femmes qui sont morts en servant dans les forces armées des États-Unis. Cette année, ce sera donc le 29 mai.

 

Mais, la date des manifestations peut parfois un peu différer. Ainsi les Commémorations au cimetière américain de Henri-Chapelle auront lieu le 27 mai 2017. Plus de 14.000 soldats américains sont tombés en Belgique lors de la Première et de la Deuxième Guerre Mondiale et inhumés dans plusieurs cimetières militaires américains de notre pays.

 

Le coquelicot est le symbole du Memorial Day. Dans les champs de bataille déchirés par la guerre, le pavot champ rouge a été l'une des premières plantes à renaître.

 

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27/01/2017

AWANS: Exit la Salle des Loisirs;

AWANS:

Démolition de la Salle des Loisirs:

Que de souvenirs pour la FNC.

Depuis l'été, la Salle des Loisirs étaient déjà indisponible. Ce qui nous a contraints, le 11 novembre dernier, à organiser notre réception dans une dépendance du hall Omnisports. On pouvait certes être satisfaits de disposer d'un endroit même si celui-ci, manifestement, n'est nullement conçu pour ce type de cérémonies.

La Salle des Loisirs est liée à l'histoire de la FNC "AWANS-BIERSET" depuis de nombreuses années.

C'est là que nous tenions les réunions de notre comité. C'est  là que nous tenions nos assemblées générales. C'est là que nous organisions nos réceptions chaque 11 novembre.

Lorsque nous organisions des manifestations festives, c'était là également.

Nous bénéficiions d'ailleurs, là, de la gratuité de l'occupation des locaux. C'était une vieille tradition de la Commune d'AWANS. Bien avant la création de la Salle des Loisirs d'ailleurs.

Nous sommes donc très touchés par cette disparition.

Osons espérer que la future " Maison du Village " qui lui succédera puisse se réaliser rapidement. Et que nous y bénéficiions des mêmes facilités qu'à la Salle des Loisirs.

PHOTOS DE LA DEMOLITION

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QUELQUES SOUVENIRS

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20:31 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/01/2017

Jean - Claude MOSCOVICI: un enfant interné à DRANCY.

Jean-Claude MOSCOVICI

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Né à Paris en 1936. 

Il exerce la pédiatrie à Paris depuis 1972. 

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Enfant juif, capturé lors d'une rafle, sorti miraculeusement de DRANCY.

Il témoigne de la vie d'un enfant juif durant la seconde guerre mondiale.

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Il n'a pas connu l'horreur de la Shoah. Mais son récit nous reconduit dans les coins les plus tristes de notre humanité,

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Nous parlons aujourd'hui du neveu de Lazar MOSCOVICI, Jean-Claude MOSCOVICI.

Ephraïm MOSCOVICI et son épouse Louise demeuraient à Vernoil-le-Fourrier (Maine et Loire) avec leurs deux enfants, Jean-Claude, né en 1936, et Liliane, née en 1940. Ephraïm était médecin du village jusqu'à la parution du statut des Juifs qui lui interdit d'exercer sa profession. Malgré tout, il essaya de continuer à exercer son métier de médecin. Il voulait aider les gens. C’est ce qui a entraîné sa déportation.

En été 1942, ses frères et le frère de sa femme, fuyant Paris, vinrent se réfugier chez Ephraïm Aucun n'avait la nationalité française. Le 16 juillet 1942, au petit matin, des gendarmes français vinrent arrêter les trois frères au cours d'une rafle.

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Affiche de propagande antijuive.

Ils avaient été manifestement signalés par des villageois et dénoncés par le maire pétainiste d'Angers, René DROUART. Par la loi du 16 novembre 1940, le gouvernement de Vichy avait imposé une nouvelle loi municipale: dans les villes de plus de 10 000 habitants, les maires étaient désignés par le ministre de l'Intérieur; dans les villes de moins de 50 000 habitants, les conseillers municipaux étaient nommés par le préfet. A noter que le régime municipal pétainiste ressemble étrangement au régime instauré en Belgique par le Secrétaire Général de l'Intérieur, Gérard ROMSEE.

 

Les préfets disposaient de pouvoirs régaliens. Ils pouvaient prononcer des internements administratifs. Les deux préfets successifs du Maine-et-Loire ne s'en privèrent pas: ils firent détenir des communistes, ou supposés tels, ainsi que des ressortissants étrangers. C'est dans ce cadre que le sort des trois frères MOSCOVICI fut réglé. Le 20 juillet 1942, ils furent déportés vers Auschwitz par le convoi n° 8 parti d'Angers. ( Voir l'article sur Lazar MOSCOVICI ).

 

Six semaines plus tard, le 1er septembre, les autorités allemandes vinrent arrêter Louise MOSCOVICI. Mais elle réussit à s'enfuir grâce à sa voisine et amie Odette BLANCHET qui s'était engagée à 17 ans comme agent de liaison du réseau Confrérie Notre-Dame de Castille.  Louise rejoignit des membres de sa famille en zone dite "libre".

Les deux enfants furent confiés à des voisins. Visiblement, on ne se rendait pas compte de la gravité de la situation ! Tout s'enchaîna rapidement: le 9 octobre 1942, les enfants furent arrêtés par les autorités d'occupation. Tout s'était déroulé en à peine 100 jours ! On aurait pourtant eu le temps de "camoufler" les enfants.

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Madame MOSCOVICI et ses deux enfants.

Jean-Claude et Liliane furent internés au camp de Drancy. D'août 1941 à août 1944, le camp d'internement de Drancy ou camp de Drancy a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France. C'est cela qu'on appelait un "camp de transit": un camp qui servait à enfermer les gens avant de les déporter vers d'autres camps, les camps de concentration et les camps d'extermination. C'étaient des Français qui gardaient ce camp, sous la responsabilité du préfet de police nommé par le gouvernement de Vichy. Il vit passer plus de 100.000 personnes, hommes, femmes, vieillards, enfants, bébés : le 17 août 1944, au moment de la Libération, il y avait 1467 internés.

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Camp de DRANCY

Les conditions de vie y étaient très difficiles surtout pour de si jeunes enfants. Ils vivaient dans un milieu de vie insalubre et mangeaient peu.  Un de leurs oncles, interné lui aussi à Drancy, parvint à obtenir de les faire sortir pour les placer dans un orphelinat de l'UGIF, rue Lamarck à Paris.

UGIF = Union générale des Israélites de France. Fut fondée, sur injonction des Allemands, par une loi du gouvernement de Vichy du 29 novembre 1941. En réalité, elle avait pour but de rendre repérables les Juifs de France dont l’appartenance religieuse n’était plus mentionnée dans les recensements depuis 1872 et à les fondre en une communauté unifiée. Le rôle de l'UGIF fut très controversé en raison de son légalisme qui a transformé les maisons d'enfants qu'elle patronnait en véritables souricières particulièrement vulnérables aux rafles.

Odette BLANCHET, toujours elle, vint les y chercher pour les héberger, à MORANNES, chez sa tante. En janvier 1943, ils retrouvèrent enfin leur mère. Grâce à  la résistance, on leur procura de de faux papiers et de cartes d'alimentation. Ils prirent le nom de "Moreau". Par mesure de précaution, pendant deux ans, ils restèrent cloîtrés et ne fréquentèrent pas l'école. pas à l'école.

A la fin de la guerre, en 1945, ils purent regagner leur maison dans leur village et attendre le retour d'Ephraïm. Alors ils apprirent, par une lettre de Lazar qu'Ephraïm ne rentrerait pas, que celui-ci, leur oncle Léon et leurs grands-parents avaient été assassinés à Auschwitz.

Pour Jean-Claude MOSCOVICI, le courage et la force de témoigner ne lui permettront de raconter son histoire que cinquante ans après la guerre. Ce n'est en effet que le 5 octobre 1995 que sort le roman dans lequel, sous le regard de l'enfant qu'il était, il raconte son internement à Drancy avec sa petite soeur alors âgée de 2 ans, Liliane Moscovici. Ce témoignage est le récit de la tragédie que lui, sa soeur mais aussi sa famille ont vécue. Plus d'un million et demi d'enfants juifs européens ont été tués durant la deuxième guerre mondiale par les nazis.

 

Ce roman, autobiographique, c'est " Voyage à Pitchipoï ".  " Pitchipoï " est un surnom utilisé pour désigner une destination inconnue vers laquelle partaient les convois de déportation. Ce livre est son histoire, un témoignage poignant du calvaire subit par les enfants juifs d'Europe... toute une enfance assassinée par la folie de l'Allemagne nazie et par la lâcheté de ses suppôts locaux ( les Pétainistes en France, les rexistes en Belgique ). Sans sombrer dans la sensiblerie, dans le misérabilisme, Jean-Claude MOSCOVICI rapporte seulement des faits. Il privilégie les détails concrets plutôt que l'expression abstraite de la souffrance.

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Son récit s'adresse à des enfants. C'est pourquoi l'auteur est particulièrement attentif à restituer non seulement ses souvenirs, mais aussi son point de vue de petit garçon: la fierté, par exemple, avant d'en saisir le sens, que l'étoile jaune soit cousue sur sa veste comme sur les vêtements des grands.

 

" On parlait souvent d'un endroit où nous irions peut-être après Drancy, qui s'appelait Pitchipoï. Peut-être y retrouverions-nous nos parents ? C'était un lieu mystérieux où certains étaient déjà partis, mais dont personne ne semblait avoir de nouvelles. C'était à la fois la promesse de la liberté et l'angoisse de l'inconnu. " [...]

 

 

Que signifie " Pitchipoï " ? " Pitchipoï " est un néologisme apparu parmi les enfants dans le camp de Drancy. Il désignait la destination inconnue, à la fois mystérieuse et effrayante, des convois de déportés, là-bas, quelque part, très loin « vers l’Est », au pays de nulle part. Il est, avec Henri RACZYMOIW, auteur des Contes d’exil et d’oubli (Gallimard, 1979), l’un de ceux qui ont rapporté ce surnom. " Pitchipoï " c'est le nom qu'utilisaient les juifs de France pour désigner la destination inconnue des convois des déportés. Cela signifie "pays de nulle part". Ce " Nulle part " c'était Auschwitz-Birkenau. C'était bien " Nulle part " puisque c'était le lieu de l'anéantissement.

 

" Voyage à Pitchipoï " est le récit de cette enfance arrachée, de cette famille séparée, de la survie d’un petit garçon qui tient plus que tout à protéger sa petite sœur plus jeune de quatre ans, un petit garçon qui est loin de tout saisir aux événements – si ce n’est leur gravité, et leur caractère irrémédiable. Malgré tout, grâce au dévouement de résistants, ils n'ont pas vécu les pires sévices de la seconde guerre mondiale. Il est une victime indirecte de la Shoah par ce qu'il a vécu durant cinq ans et du fait de la disparition de la plupart de sa famille. Il ignore ce qu'on eut à vivre les juifs des ghettos et ceux (juif, communiste, homosexuels, roms, etc ...) qui ont été envoyés dans les camps de la mort. " Voyage à Pitchipoï " nous conduit dans les coins les plus tristes de notre humanité.

 

Nous terminerons par ce qu'un déporté survivant écrit: « C’est un devoir de venger nos chers disparus. Nous n’en dirons jamais assez sur la barbarie et les crimes des Nazis. Avant tout, la Providence nous a condamnés à vivre pour accomplir le devoir sacré de témoigner au nom des millions d’êtres innocents exterminés par ces criminels. »

 

 

07/01/2017

Témoignage d'un médecin prisonnier à AUSCHWITZ: Lazar MOSCOVICI.

LAZAR MOSCOVICI.

Né en 1914 à Flaticeni, en Roumanie.

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Déporté à Auschwitz en juillet 1942, il est un des rares survivants. Il témoignera pour que personne n'oublie.

Il apporte le témoignage d'un médecin.

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Il est resté en France où il a exercé la médecine jusqu’en 1979. Il est mort en 1988.

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On ne peut envisager la vie de Lazar MOSCOVICI sans le dissocier de sa famille. Il est né en 1914 à Flaticeni, en Roumanie. Dans les années 30, suite aux mesures antisémites locales, il part pour la France rejoindre ses deux frères aînés, Léon et Ephraïm. Il y poursuit, comme eux, des études de Médecine. En Roumanie, la Garde de fer " exigeait un numerus clausus contre les étudiants juifs dans les facultés. Leurs parents croyaient avoir trouvé en France une terre d'asile et de liberté.

A la déclaration de guerre, il s’engage comme volontaire dans la Légion Etrangère pour participer à la défense de son pays d’adoption. Les résidents non français volontaires devaient passer par là.

 

Son frère Ephraïm habitait Vernoil-le-Fourrier en  Maine et Loire. Il avait deux enfants, Jean-Claude et Liliane. Médecin du village, il était aimé de tous. Le statut des Juifs lui interdit d'exercer sa profession.

 

Les trois frères avaient été "signalés" par le maire de Saumur, René DROUART. Dans un rapport, il les avait dénoncés " médecins juifs d'origine roumaine, qui ont perdu l'autorisation d'exercer " et présentés comme communistes. Juifs et communistes: tout pour être persécutés !

 

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1942, les trois frères furent arrêtés et déportés vers Auschwitz par le convoi n°8 parti d'Angers le 20 juillet 1942. Les gendarmes français avaient prêté assistance à la Feldgendarmerie. En France, entre 1942 et 1945, plus de 70 000 personnes d'origine juive furent déportées. Le convoi N°8 fut le seul qui partit de province sans rassemblement préalable dans un camp d'internement. 824 juifs du département en faisaient partie.

Au  Grand Séminaire d'ANGERS, le 20 juillet 1942, les juifs du grand Ouest, 430 femmes et 394 hommes, furent internés avant d’être déportés à destination du camp d’Auschwitz. C'est ce " Convoi n°8 " dont seulement 14 hommes ont survécu.

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Des milliers de personnes y passent chaque jour, mais savent-ils qu'il y a maintenant 70 ans, la gare d'Angers fut une plaque tournante de départ pour les camps de concentration et d’extermination.

Durant l'été 1942 , il a survécu au camp de la mort avec l'aide de  ses deux frères. Un de ses frères mourut tué par la maladie. L'autre, désigné «trop faible », fut sélectionné pour les chambres à gaz. Lazar  est resté en vie grâce à son rôle de médecin permanent au sein du camp.

 

Il est resté dans le camp d'Auschwitz-Birkenau jusqu'au 8 janvier 1945. Ensuite, il a subi durant trois jours et trois nuits les marches de la mort, durant lesquelles il marcha jusqu'à la gare, en direction du camp de concentration de Mauthausen, au nord de l'Autriche. Finalement, Lazar fut transféré dans le camp d'Ebensee. C'est là qu'il fut libéré le 6 mai 1945 par les américains.

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Lazar MOSCOVICI, étant médecin, a pu observer,analyser, enregistrer pour se souvenir. Cela est une forme de résistance. Il fut membre de l'organisation secrète placée sous la direction du Comité international de la résistance clandestine qui s'opposa à l'extermination totale du camp.

 

Entretemps, sa belle-soeur et ses deux enfants, sous la fausse identité de MOREAU, furent sauvés et cachés par les soins d'une voisine, sans cesse soumis à la crainte d'être retrouvés ou dénoncés. A la fin de la guerre en 1945, ils purent enfin retrouver leur véritable maison à Vernoil.

 

Une lettre de leur oncle Lazar parvint: « Je suis par miracle, un des rares survivants du camp d'Ebensee, et libéré maintenant, je compte bientôt rentrer ». Ils comprirent ainsi qu'ils ne reverraient jamais le reste de la famille. A son retour, il élèvera, comme ses propres enfants, ses neveux Liliane et Jean-Claude dont le père était mort en déportation.

 

Dès son retour en 1945, Lazar MOSCOVICI a témoigné devant tous les habitants de son village afin que personne n'oublie la cruauté des actes nazis perpétrés dans les camps mais également dans le but  de faire réagir: un tel crime ne doit pas se reproduire. Population du village qui, pour partie, avait dénoncé sa famille. Il raconta le quotidien du camp, les sévices, les expérimentations sur les malades, les assassinats quotidiens et l'organisation de la résistance.

 

« Je vous ai raconté pendant une heure ou plus, un temps qui a dû vous sembler long, des faits qui pourraient paraître pour un esprit équilibré, sinon inventés, tout au moins exagérés. Je voudrais surtout que vous soyez convaincus de l'exactitude de mon témoignage, bien qu'il soit évidemment incomplet. D'autres parleront ou écriront pour le compléter et vous apporteront des détails que j'ai omis ou que j'ai moi-même ignorés, tant les crimes étaient multiples à tous les niveaux de la hiérarchie. "

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Photo prise alors que les crématoires fonctionnaient toujours.

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Ce qui reste des fours crématoires à l'heure actuelle.

Voici un extrait de son témoignage, écrit en France le 22 juin 1945, soit un mois après son retour:

"Je réussis à garder Fondane quelques semaines sans trop d’incidents. Il commençait à aller mieux, à prendre du poids, et je pensais pouvoir lui procurer quelque occupation moins pénible à l’infirmerie, reculer sa sortie en commando, qui équivalait à une condamnation à mort. Je me rappelle encore ces soirées émouvantes, quand il nous récitait des fragments de son poème Ulysse, commencé à Paris, et qui devait être l’élégie du peuple juif et symboliser son propre sort. Avec quelle tendresse nous parlait-il de sa femme Geneviève, de sa vie à Paris, de ses livres, de ses peintures, de ce cadre où l’on devinait une atmosphère de chaleur et d’entente, de fraternité et d’humanité. Cela ne devait pas durer. Le Moloch réclamait ses victimes....Je revois encore, dans cette journée étouffante d’été polonais, défiler, torse nu, tous ces malheureux demi-cadavres, implorant la pitié de leur regard désespéré. J’ai toujours devant les yeux le visage d’apôtre de Fondane, ce regard résigné, fier et souriant, qui cherchait le mien pour m’adresser son adieu. Était-ce un reproche ?"

 

Grâce à son statut de médecin, il avait pu observer, analyser et enregistrer plus scientifiquement que les autres déportés tous les événements et tous les actes émis par les Allemands. Ainsi, grâce à ces témoignages, l'humanité a été au courant très rapidement, de la barbarie nazie. Son long et poignant témoignage figure dans le livre " 1942, convoi n°8 ". Pour lui, Auschwitz est le camp de la mort où si la maladie ne tue pas, les moyens criminels s’en chargent. Ce livre fut écrit avec la collaboration d'un autre médecin prisonnier à Auschwitz, le Dr André LETTICH. Grâce à la mémoire de ces deux médecins, les simples citoyens ont connu au fur et à mesure la vérité et la cruauté subie dans les camps en particulier les expériences médicales sur des cobayes humains.

 

Il décrit, médicalement, les expériences sur les femmes par rayons X, les injections de substances caustiques. Il parle de personnes "honteusement mutilées" et d’horreurs qui dépassent l’imagination, des expérimentations soit-disant scientifiques mais sans aucun fondement. « Je vois encore les visages si pâles de ces malades qui montaient dans les camions, de ces grands blessés qui poussaient des cris de douleur sous les coups et les injonctions des SS. ».

 

Pour lui, témoigner de l'horreur du nazisme, du génocide, c'est une forme de résistance, celle qui permet de « résister » après l'internement, celle qui est un devoir de mémoire afin d' empêcher la renaissance de tels crimes. La précision du témoignage, met à mal toute suspicion d’inauthenticité. Sauf pour ceux, comme le père de Marine LEPEN, pour qui " Ce n'est qu'un point de détail de l'histoire ".

 

Ce témoignage, paru aux Éditions du Retour en 2009 sous le titre 1942 CONVOI N°8 a été réédité sous le titre "910 jours à Auschwitz". Ce nouvel ouvrage propose en plus des notes d'un historien, Michel Laffitte, et quelques reproductions couleurs de documents.

 

 

 

Samedi 14 janvier: Assemblée générale annuelle du Groupement régional de LIEGE de la FNC.

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17:32 Écrit par P.B. dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/01/2017

AWANS-BIERSET: la section FNC et le Groupement Régional.

La section FNC et le Groupement Régional.

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A diverses reprises, nous avons déjà parlé du Groupement Régional de la FNC.

Sous l'échelon provincial, existe un échelon régional. Pour le niveau provincial on n'a pas le choix: le territoire concerné correspond avec territoire provincial. Le niveau régional ne correspond à aucun territoire administratif. Les sections FNC font partie du Groupement régional choisi, en son temps, parfois lointain, par les directions des sections.

La section FNC "AWANS-BIERSET" fait partie du Groupement Régional de LIEGE.

C'est, pour la Province de LIEGE, le Groupement Régional le plus étendu et celui qui compte le plus de sections locales.

En voici la liste:

FNC: GROUPEMENT REGIONAL DE LIEGE

 

LISTE DES SECTIONS.

 

ANS-ALLEUR

ANTHISNES

AUBEL

AWANS-BIERSET

AWIRS

AYWAILLE

BASSENGE

BLEGNY-TREMBLEUR

AUBEL

BRESSOUX

CHAUDFONTAINE-EMBOURG

DAHLEM

FERRIERES

FLEMALLE

FOURON-LE-COMTE

GLONS

GRÂCE-HOLLOGNE

HACCOURT

HAMOIR

HARZE

IVOZ-RAMET

LIEGE

LIERNEUX

LIERS-JUPRELLE-MILMORT-VOROUX

LOUVEIGNE-SPRIMONT

NEUPRE

OTHEE

OUPEYE

ROCLENGE-SUR-GEER

ROUVREUX-FLORZE

SAINT-GEORGES-SUR-MEUSE

SOUGNE-REMOUCHAMPS

STAVELOT

TROIS-PONTS

TROOZ

VILLERS-L'EVÊQUE

VIVEGNIS

VOTTEM

Celles-ci connaissent évidemment des fortunes diverses. Mais depuis deux ans, nous nous efforçons de rendre vie à la Régionale et aux sections locales.

La prochaine Assemblée Générale du Groupement Régional est prévue le samedi 14 janvier 2017 à 14H00 dans les locaux du Musée du Fort de LONCIN.

Diverses propositions seront envisagées dans le but d'aider les sections.

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