26/08/2016

Vendredi 9 septembre, cérémonie d'hommage aux morts du Refuge SAUMON.

 

BIERSET: 9 septembre 2016, Cérémonie d'hommage au Refuge SAUMON.

Parmi les nombreuses commémorations organisées dans la province de LIEGE, en hommage aux femmes et aux hommes, combattants de 1940-1945 pour la liberté, il y a celle organisée ce vendredi 9 septembre 2016 à l'ancienne Base de BIERSET par le WHITE BISON.

Cérémonie patriotique organisée le 9 septembre 2016 de 10:30 à 11:00 à l'Ancienne caserne militaire de BIERSET - rue de Velroux. Pour renseignements: s'adresser à Daniel Grégoire téléphone 0475 78 64 67.

Comme c'est la tradition, la section FNC "AWANS-BIERSET " y participera avec trois drapeaux.

 

Cela nous amène à un petit historique à la fois de la Base de BIERSET, du refuge SAUMON et du White Bison.

 

L’aéroport de LIEGE, autrefois "Base de BIERSET" a connu depuis une vingtaine d’année un développement remarquable de ses activités civiles. Il est maintenant uniquement connu pour cela, sauf pour des initiés ou des amateurs d'histoire.

 

Pendant un certain nombre d'années, les activités civiles et militaires ont dû coexister comme voisins. Maintenant, l'aéroport militaire a disparu.

 

Cela ne doit pas nous faire oublier le passé militaire de plus de nonante années de BIERSET. Pour perpétuer le souvenir de la base de BIERSET, une fraternelle d’anciens s’est créée sous la dénomination « White Bison ».

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Cette Fraternelle maintient diverses activités: elle a créé un petit musée en 1988. Elle organise également diverses activités patriotiques autrefois assurées par la Base de BIERSET dont notamment une cérémonie annuelle en souvenir du "Refuge SAUMON" de l'Armée Secrète.

 

Replongeons-nous sur les années terribles de 1940 à 1945.

 

En 1940, occupation de la base par les troupes Allemandes: le 13 mai, des Junkers JU52 arrivent sur l'aérodrome de BIERSET. Trois seront abattus par les salves tirées à partir du Fort de Flémalle. Le 15 mai, la plaine est occupé par un Staffel de trois Schwärm, comptant de 7 à 12 Junkers 88. Le 25 mai, le Major Oskar Dinort occupe Bierset avec ses Junkers 87, Stuka de sinistre mémoire.
Les Allemands continuent à s'installer sur la plaine, des mitrailleuses sont installées aux quatre coins. les bâtiments sont peints pour tromper l'adversaire: un en boulangerie, un autre en boucherie, etc......Vues du ciel, ces installations ont l'allure d'un paisible village. Un immense treillis de camouflage recouvre la caserne, la préservant ainsi des reconnaissances aériennes.

 

De 1941 à 1944, l'activité aérienne fut fortement réduite, les Allemands effectuant divers travaux d'aménagements.

 

En 1944, actions de sabotage par le "Refuge Saumon": Les hommes de l'Armée Secrète, mobilisés depuis le débarquement des Alliés en Normandie, se sont regroupés dans les refuges pour préparer leur arrivée. Dans la région liégeoise, l'un d'eux est établi à FLEMALLE au lieu-dit " aux Cahottes ": le Refuge Saumon. cela faisait partie des opérations de harcèlement armé entamés dès le début de septembre 1944.

Le peloton Monet de la première compagnie du Refuge s'était d'abord emparé d' armes allemandes par une habile embuscade. Il se croyait prêt à attaquer, le 5 septembre, la Base de BIERSET. Au départ, cela sembla bien se dérouler: ils font prisonniers les soldats allemands qui y sont installés. Mais ces derniers reçoivent des renforts inespérés. Le rapport de force déséquilibré oblige la compagnie à se replier sur le Fort de HOLLOGNE d'où chacun doit regagner individuellement LONCIN. Trois hommes vont alors tenter de récupérer leurs bicyclettes, ils sont pris et torturés par l'ennemi. Leurs corps sont retrouvés, une dizaine de jours plus tard, atrocement mutilés.

 

Fin 1944, suite à l’offensive alliée, BIERSET est occupé par le 42ème Groupe de la 9èmeAir Force qui va jouer un rôle déterminant. En effet, les chars américains risquaient d’être immobilisés faute de carburant, le ravitaillement par route ne suivant pas à une cadence suffisante. L’opération « Red Bull Express » est mise sur pied. Un pont aérien est créé entre l’Angleterre et BIERSET. L’aérodrome va accueillir chaque jour plusieurs centaines de C-47 Dakota, chargés des précieux fûts de carburant. Les atterrissages se succèdent à un rythme effrayant, avec à certains moments un mouvement toutes les 20 à 30 secondes. Cela ne se fait pas sans casse et plsuieurs crash se produisent en raison de la mauvaise météo et des risques du vol en formation. Quand le terrain est saturé, les Dakotas attendent par pelotons de 24 l’autorisation d’atterrissage.

 

Pour rappel: environ 4 000 membres de l'Armée Secrète belge périrent jusqu'à la Libération:

  • 1 068 en action (dont 9 femmes)

  • 657 furent exécutés (dont 8 femmes)

  • 2 195 sont morts durant leur incarcération (dont 52 femmes)

  • 12 périrent à la suite d'un accident en service commandé (dont 1 femme)

Ici: la photo du Monument de BIERSET.

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Ici: la photo de la remise d'un drapeau, après la guerre au Refuge Saumon. A COINTE, le 26 mai 1946.

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20/08/2016

AWANS en 1958: des informations concernant l'histoire de la FNC.

AWANS en 1958:

Réunion Générale du 05/10/1958

de la FNC "AWANS-BIERSET et Environs"

 

La réunion débute vers 10H00, spécialement pour l'organisation des fêtes ( Toussaint - Relais sacré - 11 novembre ).

On observe une minute de silence à la mémoire des morts de la section pendant l'année et aussi pour les morts des autres sections ( Chênée, Othée, Tilff, Sprimont ).

Le Président annonce la réouverture des délais de la carte des Etats de service qui est chez le Ministre GILSON pour être signé. Il y aura lieu de remplir des nouveaux formulaires dont les instructions seront données par le Journal des Combattants.

Il est aussi porté à la connaissance de tous qu'avant la fermeture des délais et la forclusion de la Loi, 23000 dossiers étaient en suspens.

Le 19 octobre, aura lieu à LIEGE, la remise du nouveau drapeau à la Régionale par le Gouverneur CLERDENT. La cérémonie débutera à 8H30 par une messe en l'église Ste Véronique - 10H00 départ du cortège de la Rue Réquem vers le Monument de l'Avenue Rogier pour se diriger ensuite au Palais Provincial où ura lieu la remise officielle du drapeau par le Gouverneur. La clôture ede la cérémonie est prévue pour 12H30.

Il est porté à la connaissance des membres qui veulent s'y rendre qu'ils peuvent se faire inscrire auprès du Président pour la participation au banquet dont le prix est fixé à 100 francs.

Les porte-drapeaux des diverses sections y sont invités et seront reçus au Prince de Liège.

On passe ensuite au rapport du Trésorier qui est donné par le Trésorier-adjoint L. HEINE qui donne la lecture des divers comptes de la section pour l'année en cours.

....

Vient ensuite l'organisation des collectes de la Toussaint, le relais sacré et les séances de cinéma des 10 et 11 novembre...

Vient ensuite le vote pour le renouvellement du Comité...

 

Remarques:

1. Quand on parle de " Réunion générale, il s'agit apparemment de l'Assemblée générale puisqu'on a procédé au renouvellement du comité. D'après les statuts de la FNC, la moitié des membres est démissionnaire et rééligible...il y a belle lurette qu'on ne sait plus appliquer à la lettre cette disposition !

2. Evoquons surtout le nouveau " drapeau régional". Ce dernier vient d'être remplacé par un tout nouveau. Il a donc été utilisé pendant 58 ans.

3. Ne nous trompons pas, le drapeau a été "remis" par le Gouverneur. En fait, le Gouverneur était chargé de remettre le drapeau acheté par la Régionale de façon à ce que cela soit protocolaire. Le tout nouveau drapeau nous a été remis au siège de la FNC à BRUXELLES lors d'une réunion des Présidents des Groupements régionaux.

4. La cérémonie en 1958 avait revêtu un véritable apparat puisq'un cortège était organisé de même qu'un banquet. On n'a plus vu cela à LIEGE sauf peut-être si notre demande d'assurer un des prochains anniversaires de la FNC est admise.

5. Enfin, en ce qui concerne les fêtes de novembre, notons l'existence du Relais sacré ( de village en village ) qui n'existe plus, dans notre région, sous cette forme. A AWANS, nous l'avons remplacé par le tour des Monuments aux Morts avec le concours des écoles. dernièrement nous y avons ajouté VELROUX et un monument de GRÂCE-HOLLOGNE.

6.Enfin les cinémas qui n'existent plus à AWANS: il y en avait un Rue de la Station et un autre au Cercle.

7. Dernière remarque: les collectes effectuées aux cimetières lors de la Toussaint au profit de la FNC. Elles devaient être approuvées par l'ONIG et par le Bourgmestre. Elles n'existent pratiquement plus nulle part.

AWANS, FNC, 11 novembre, porte-drapeaux, Relais sacré

Ici, un des derniers Relais sacrés existant: le Président national de la FNC, Paul HUYGENS

 

18/08/2016

Fort de LONCIN: commémoration du 15 août 2016.

Reportage photographique 

de la commémoration 

de l'explosion du Fort de LONCIN.

Depuis 1923, chaque année, le 15 août, on commémore l'anniversaire de l'explosion du Fort de LONCIN.

Cette année, contrairement à l'an dernier, le temps était de la partie. Les porte-drapeaux avaient répondu "Présent" !

C'est un grand réconfort car que serait une manifestation patriotique sans la participation de porte-drapeaux.

Notre section ( FNC "AWANS-BIERSET" ) était représentée. Il y avait trois porte-drapeaux d'AWANS.

Cette manifestation comprenait trois parties:

* la commémoration proprement dite à l'esplanade devant le grand Monument.

* le dépôt de fleurs au Monument dédié à un équipage de la RAF;

* une cérémonie à l'intérieur du Fort, autour du cratère laissé par l'explosion.

Voici les photos de la première partie: 

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Dépôt de fleurs au nom du Groupement Régional de LIEGE de la FNC.

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Cérémonie au Monument anglais:

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Cortège vers le Fort:

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A l'entrée dans l'enceinte du Fort:

 

 

 

Autour du cratère:

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Le Ministre MARCOURT a ranimé la flamme.

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12/08/2016

La BELGIQUE: Etat de Droit.

 

L'état de droit en Belgique.

 

Le discours prononcé au nom de la FNC le 21 juillet à AWANS était basé sur le fait que la Belgique était un état de droit? Etat de droit qui impliquait la nécessité d'améliorations et aussi des devoirs pour les citoyens.

" Etat de droit ", un terme souvent galvaudé et, aussi, souvent mal compris.

 

Les constituants de 1830/1831 ont, d'abord, déclaré l'indépendance d'un nouveau pays, la BELGIQUE puis il lui ont donné une Constitution; ils ont ensuite élu une dynastie en la personne de Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha et ils ont nettement déterminé non seulement les pouvoirs du Roi mais aussi réglé les problèmes de succession.

 

Au passage, sans autre intérêt qu'anecdotique , ils avaient exclu à titre perpétuel la famille d'Orange-Nassau du trône de la Belgique.

 

Au vu de la Constitution et des pouvoirs du Roi, on a souvent dit que la Belgique était une République dont le premier personnage était un Roi au lieu d'être un Président. Pour rappel, le Roi n'est pas pourvu d'une couronne ni d'un sceptre !

 

Les Constituants avaient instauré en Belgique un état de droit, malgré de nombreuses imperfections corrigées au fil du temps. La plupart ont été rappelées lors du discours du 21 juillet prononcé à AWANS au nom de la FNC.

 

Le premier principe était que la Constitution, texte fondateur, ne pouvait pas être galvaudée mais bien améliorée, transformée. Ce qui n'a pas cessé d'être le cas. Très justement, les Constituants ont voulu évité que la Constitution soit transformée trop facilement, ils ont voulu éviter qu'elle soit modifiée sous le coup de l'émotion populaire et soumise à des majorités de passage; Citons, notamment, une liste des articles à réviser doit être soumise au Parlement; le vote de cette liste provoque automatiquement la dissolution du Parlement et la mise du gouvernement en affaires courantes; le nouveau Parlement discute les articles à réviser et il doit les voter à une majorité spéciale...

 

Le régime politique ainsi instauré est basé sur la séparation des trois pouvoirs; exécutif, législatif et judiciaire. L'exécutif est responsable devant le Parlement et il émane de celui-ci. Naturellement, pour mener sa politique, il soumet des projets de lois au Parlement mais les propositions de lois peuvent aussi émaner du Parlement et, sur certains cas, des majorités alternatives peuvent se dessiner.

 

Le Roi sanctionne et promulgue les lois. Dans le public, on discute aussi souvent de cela de façon non correcte. Cela signifie que la signature du Roi est la dernière étape avant sa parution au Moniteur mais cela ne signifie nullement que l'opinion du Roi est déterminante. La sanction royale signifie, simplement, que le Roi constate que toutes les procédures ont été scrupuleusement respectées...et il est couvert par la signature ministérielle. Si quelque chose n'est pas correct, c'est celui-ci qui en prend la responsabilité.

 

L'état de droit signifie aussi qu'il y a une hiérarchie des normes à respecter. au fil du temps des institutions indépendantes ont été créées pour régler les conflits entre niveaux de pouvoirs, la Constitution restant toujours le texte-maître. Chez nous, c'est la Cour Constitutionnelle. La Cour constitutionnelle de Belgique, qui s'appelait Cour d'arbitrage jusqu'en 2007, est une juridiction unique spécialisée, indépendante des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Elle est compétente pour apprécier si les normes ayant force de lois sont conformes à la Constitution (articles 8 à 32 (Titre II Des Belges et de leurs droits), 170, 172 et 191) ainsi qu’aux règles de répartition des compétences entre l'Etat fédéral, les Communautés et les régions.. Elle comprend douze juges, assistés par des référendaires et deux greffiers.

 

La Constitution cite les droits des citoyens, droits contrebalancés par des devoirs. Un exemple, les citoyens ont le droit de vote, ils ont de devoir de participer au vote.

 

La hiérarchie des normes suppose également que l'Etat et les Eglises soient séparés.

 

La Constitution garantit la liberté individuelle. La liberté, c'est l'état d'une personne ou d'un peuple de ne pas subir de contraintes, de soumissions ou de servitudes exercées par d'autres personnes, par l'étranger ou par le pouvoir lui-même.

 

Ici, l'indépendance du Pouvoir judiciaire est primordiale. Un citoyen peut attaquer l'état ou un pouvoir public en justice ou au Conseil d'Etat. C'est arrivé souvent. Et souvent avec succès.

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11/08/2016

AWANS: la section FNC "AWANS-BIERSET" en 1958.

AWANS: la section FNC "AWANS-BIERSET" en 1958.

 

Trouvé dans les archives de la section, ce PV de réunion daté du 12 juin 1958 ( cela fait 58 ans ! )

 

La réunion débute vers 19H45 par une minute de silence à la mémoire du camarade S... dont l'enterrement aura lieu le 16 juin.

 

On passe ensuite à la lecture du rapport de la réunion du 29 avril qui est approuvé par chaque membre présent.

 

Il est ensuite distribué à chaque membre un cigare, don de Monsieur l'Abbé DESCHAMPS en remerciement des félicitations lui envoyées à l'occasion de sa nomination dans les Ordres Nationaux. par la même occasion, un verre de vin sera versé à chacun.

 

On passe ensuite au point suivant qui est le Prix de fin d'études; Il est rappelé au trésorier de section qu'ils doivent être en ordre de cotisation avec la Régionale au plus tard le 15 février de l'année. Passé cette date la section non en règle sera privée du prix attribué aux enfants de leurs membres.

 

Vient ensuite la rente de captivité et de Combattants. Le Président donne certains certains détails et demande de ne pas trop se presser pour rentrer les demandes car il va y avoir un Congrès des Prisonniers Politiques à TIRLEMONT et le point à l'ordre du jour sera de demander que la loi soit amendée ( supprimer SRA et remplacer par Résistant ).

 

Vint ensuite la manifestation du 15 juin ( remise du nouveau drapeau ). Une demande doit être faite auprès des Prisonniers de guerre pour qu'ils envoient leur drapeau à BIERSET. Celui de la section n'est pas libre par suite du décès de S...Quelques membres seront désignés pour effectuer la décoration et les travaux nécessaires au Ciné Palace.

 

Il sera demander au camarade NIHON de bien vouloir déposer une vingtaine de casiers vides au Ciné Palace.

 

Le dernier point à l'ordre du jour est la lecture d'une lettre à l'adresse de Monsieur N... qui, par suite de rectification des pensions a reproché à notre Président son manque d'autorité en la matière.

 

Par la suite tous les membres de la section seront avisés de ce que le drapeau n'assistera pas à l'enterrement dudit camarade.

 

Il est alors décidé que sa carte ne lui sera pas présentée l'année prochaine mais sera à sa disposition le jour de l'Assemblée générale. Il en sera averti.

 

La réunion se termine vers 10 heures.

 

Le Président Le Secrétaire

 

L. SEPTON J. HANON

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Quelques remarques.

 

1. L'Abbé DESCHAMPS était l'un des Présidents d'Honneur de la section. Un cigare a été offert aux membres du Comité...heureusement le Comité était composé uniquement d'hommes. Ce qui est une différence avec le Comité actuel. Quant au verre de vin, la tradition continue sauf que chacun peut choisir sa boisson préférée.

 

2. Le "Prix de Fin d'études": il ne s'agit pas d'une activité sociale propre à la section mais d'une action menée nationalement par la FNC et attribué aux enfants des Anciens combattants effectifs en règle de cotisation ( pour le 15 février comme il est dit ). Avec le temps, cette action sociale a évidemment perdu sa raison d'être.

 

3. Problème de drapeau. Ce problème ne se pose plus actuellement. A l'époque, la section disposait d'un seul drapeau ( un second par la suite ) qui, dans le cas cité était placé à la mortuaire. Actuellement, suite à divers "héritages", nous disposons de six drapeaux. Mais pas toujours de six porte-drapeaux !

 

4. Le camarade NIHON était le brasseur du village et également Ancien Combattant.

 

5. Enfin, la vie de la section ne semble pas toujours avoir été " un long fleuve tranquille ". En témoigne cette querelle avec monsieur N...Je ne connais pas le fond de cette affaire mais il est évident que le Président de la section était complètement impuissant en la matière. Peut-être était-il intervenu et l'intervention restée inefficace ? Toutefois, la réaction semble être un peu cavalière: décider que, à son décès, le drapeau ne sera pas là ! Enfin, la procédure de présentation de sa carte de membre semble être une façon d'éviter le renouvellement de son affiliation. En matière de remous...nous en avons connus d'autres. Après tout, c'est cala qui fait le sel de la vie !

 

 

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05/08/2016

Le racisme n'est pas une opinion; mais un délit !

RESURGENCE DU RACISME ?

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Revenons au passage suivant du discours prononcé le 21 juillet 2016 au nom de la FNC "AWANS-BIERSET" à AWANS. Il s'applique, à la lettre au phénomène que l'on voit resurgir.

" Nous voyons, même chez nous, les malveillances, les querelles, les actes d’incivilité, la méchanceté, la calomnie, notamment sur les réseaux dits sociaux. Nous entendons les poisons que certains se réjouissent de diffuser dans la vie publique. Nous entendons les résurgences du racisme, la facilité avec laquelle on accepterait de faire l'impasse sur des droits fondamentaux. C'est là que doivent intervenir le devoir de vigilance, le devoir d'exemplarité, le devoir de sauvegarder nos droits."

 

Ainsi, comme danger actuel, la résurgence du racisme. On voit de plus en plus des discours de haine sur Internet. C'est extrêmement préoccupant, on note une forte augmentation de pages web racistes.

 

La définition du racisme proposée par le sociologue français Albert Memmi est: « Le racisme est la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier une agression ou un privilège.»

 

Le racisme a atteint son point culminent pendant la seconde guerre mondiale. Six millions de juifs ont été assassinés dans des camps par le régime nazi. Environ un million de Tziganes vivaient en Europe avant guerre, on estime à 220 000 le nombre qui auraient ainsi été tués par les Allemands et leurs partenaires de l'Axe: en Croatie, alors alliée de l'Allemagne, les Oustachis (membres du mouvement terroriste et nationaliste oustachi) , en Roumanie, les militaires et les policiers roumains déportèrent en 1941 et 1942 environ 26 000 Tziganes  

 

Mais aussi, dans les pays occupés, par les traîtres qui avaient choisi de collaborer comme en France les autorités de Vichy.

 

Ces crimes étaient justifiés par une idéologie prétendant qu'il existait une hiérarchie parmi les races et que les Juifs et les Tziganes occupaient l'échelon le plus bas. Les Nazis les considéraient comme "racialement inférieurs" et s’appuyaient sur les préjugés sociaux de nombreux Allemands non nazis à leur encontre. Préjugés qui existaient - et existent peut-être encore actuellement - ailleurs que chez les Allemands: les juifs accapareurs, usuriers; les tziganes voleurs...

 

Ce que l'on sait moins c'est que la République fédérale d'Allemagne décida que toutes les mesures prises contre les Tziganes avant 1943 étaient des mesures officielles légitimes prises contre des personnes ayant commis des infractions pénales, et non le résultat d'une politique inspirée par des préjugés raciaux ! C'est seulement à la fin de 1979 que le parlement de la RFA reconnut le caractère raciste de la persécution des Tziganes par les Nazis.

 

Le terme attribué pour dénommer le génocide des Juifs est "SHOAH". celui attribué au génocide des Tziganes est  "PORRAJMOS".


Aujourd'hui en Europe, le racisme est rejeté par la loi. Mais des actes demeurent dans la vie quotidienne: des personnes sont victimes d'insultes, d'agressions, de discriminationsen raison de leur origine.

 

Ainsi, plus récemment et plus près de chez nous, le cas de, Ramzi Mohammad Kaddouri, 15 ans, un garçon charmant et engagé dans la vie de son quartier, habitant Genk. L’annonce de sa mort de ce garçon a déclenché une véritable furie raciste sur les réseaux sociaux. Des internautes incapables d’admettre qu’un garçon à la peau basanée pouvait aussi être belge. Un belge passe encore, mais pas un Flamand !

 

Le quotidien flamand De Morgen a titré : « Racisme zonder schaamte ( Le racisme sans honte )», et a publié quelques-uns des commentaires les plus choquants parus sur internet. Le journal De Standaard, lui, pense que « le racisme pourri fait rougir la Flandre ».

 

A l'origine des commentaires, la " Vlaamse Verdedigings Liga (Ligue de défense flamande)" qui n'a pas hésité à publir sur sa page facebook un article relatant le décès de l’adolescent avec ce commentaire :« Est-ce que c’est cela le Flamand type aujourd’hui ?  »

 

On doit se méfier. ces groupuscules sont divers mais ils prenons garde qu'ils ne s'unissent en trouvant un leader charismatique. Après les attentats qui ont touché la capitale belge, les groupuscules racistes connaissent un regain de popularité, exploitant la peur de la population. Les membres de ces organisations sont étroitement surveillés par les services de sécurité. Ils sont certes beaucoup moins nombreux que les extrémistes islamistes mais ils constituent néanmoins une menace sérieuse.

 

Les autorités, contrairement à ce que l'on entend parfois ne restent pas inactives. De nombreuses procédures judiciaires ont été engagées contre des personnes physiques et morales incitant à la haine et à la violence. Dans un certain nombre de cas, il y a même eu des suspensions de droits civils et politiques pour ces personnes reconnues coupables de racisme ou de discrimination.

 

Depuis la loi du 30 juillet 1981,dite la "Loi Moureaux", tendant à réprimer certains actes inspirés par le racisme et la xénophobie, quiconque commettant une discrimination à l'égard d'une personne ou d'un groupe en raison de sa prétendue race, de sa couleur , de son ascendance, de son origine, ou de sa nationalité, peut être puni d'emprisonnement et de devoir payer une amende. Cette législation belge a été complétée par la loi du 23 mars 1995 , visant à réprimer la négation, la minimisation, la justification ou l'approbation du génocide commis par le régime nazi. En 1997, le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, a été institué, il  agit dans cette thématique par recommandations, formations mais aussi plainte légale.

 

 

 

01/08/2016

Jeux Olympique de 1920: Jeux de la rancune!

JEUX OLYMPIQUES DE 1920:

Les Jeux de la rancune !

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Les débats actuels autour des Jeux ne sont pas neufs. L'esprit sportif, olympique, invoqué, n'est parfois pas exempt de calculs politiques, ainsi le Jeux de 1920 que l'on pourrait qualifier de Jeux de la revanche ou en tout cas jeux de la rancune.

 

Les Jeux de 1916 auraient dû avoir lieu à BERLIN. Le CIO avait choisi BERLIN en mai 1912 à l'occasion des Jeux Olympiques de STOCKHOLM.

 

Lors du déclenchement de la guerre, l'organisation ne s'interrompit pas, au début du moins, car tout le monde pensait que la guerre durerait peu de temps. Plus tard, les Jeux furent finalement annulés. 

 

La première conséquence de la guerre de 14-18 sur le mouvement olympique fut la décision de transférer le siège du CIO. Celui-ci était installé à PARIS depuis sa création, il fut transféré à LAUSANNE, en SUISSE, " à l'abri, en terrain neutre ".

 

C'est là que le 5 avril 1919, la BELGIQUE, alors surnommée dans le monde entier la « Poor little Belgium » se vit attribuer l’organisation des Jeux Olympiques de 1920, en hommage aux souffrances endurées par les Belges pendant la guerre de 14-18: tout un symbole. La BELGIQUE fut en effet le seul pays quasi complètement occupé durant 4 ans.

 

Cette édition des Jeux était d'ailleurs pleine de symboles. Le C.I.O. voulait, par cet acte, à prouver que les Jeux pouvaient résister aux guerres et à la barbarie humaine.

 

Un autre symbole fut le lâcher de colombes durant la cérémonie inaugurale.

 

Autre symbole, c'est la première fois qu'un athlète prononce le serment olympique. Le texte était le suivant : " Nous jurons que nous nous présentons aux Jeux olympiques en concurrents loyaux, respectueux des règlements qui les régissent et désireux d'y participer dans un esprit chevaleresque pour l'honneur de nos pays et la gloire du sport ".

 

Autre symbole, cet athlète fut Victor BOIN. Le 14 août 1920, cet escrimeur belge fut désigné comme porte-parole des athlètes. Il reçut la charge de prêter serment en levant la main devant le roi ALBERT. Victor BOIN avait participé précédemment à des Jeux. C'était un engagé volontaire dans l'armé&e belge en 1915.

 

Autre symbole: le drapeau olympique créé par Pierre de Coubertin en 1914 qui représente les continents en harmonie. Drapeau aux cinq anneaux entrelacés qui reprennent les couleurs de tous les drapeaux du monde.

 

Mais que cachaient tous ces symboles ? Le climat était-il aussi serein qu'on voulait bien le faire entendre ? C'est difficile à imaginer que même pas deux ans après l'Armistice, on allait pouvoir faire concourir dans un esprit " olympique " des nations qui s'était aussi cruellement combattues durant quatre ans. D'autant plus que le monde du sport avait payé un lourd tribut aux combats. Ainsi, rien que pour la FRANCE, au moins 400 sportifs de niveau international ont péri sur le front. Chaque pays engagé dans le conflit pouvait sûrement, proportionnellement établir le même décompte.

 

La désignation de la ville-hôte ne fut d'ailleurs pas aussi évidente qu'on l'a présentée. Dans un premier temps, c'est BUDAPEST qui avait été désigné pour organiser ces Jeux. Mais la HONGRIE avait été l'alliée de l'ALLEMAGNE...et de plus, la HONGRIE était un pays jeune puisque séparé de l'AUTRICHE depuis peu. Tout le monde n'était d'ailleurs pas là lors du choix: les trois membres français, souhaitant décaler les Jeux à 1921, refusèrent d’assister aux votes. Les représentants des pays ayant déclenché le conflit mondial en avaient été exclus.

 

Tous les pays ne participèrent pas, sans que cela soit de leur volonté. L'ALLEMAGNE, l'AUTRICHE, la HONGRIE, la BULGARIE et la TURQUIE en furent exclus en raison de leur participation à la guerre. " VAE VICTIS " disaient déjà les Romains. C'est la première décision de caractère politique dans l'Histoire de l'olympisme moderne: il y en aura d'autres ! Le CIO épousa purement et simplement la volonté d'humiliation qui guidait alors les pays vainqueurs. Etat d'esprit que l'on paiera chèrement plus tard !

 

George ORWELL aurait-il raison, lui qui a écrit:

" Pratiqué avec sérieux, le sport n'a rien à voir avec le fair-play. Il déborde de jalousie haineuse, de bestialité, du mépris de toute règle, de plaisir sadique et de violence; en d'autre mots, c'est la guerre, les fusils en moins."

Curieusement, la TCHECOSLOVAQUIE, bien que faisant partie de l'Empire Austro-Hongrois avant 1918, ne subit pas le même sort que la HONGRIE.

 

À l'occasion des Jeux d'ANVERS, l'U.R.S.S.  sera aussi écartée. Mais cela sembla faire son affaire puisqu'elle refusa de son propre chef d'y participer jusqu'en 1952.

 

Le rituel olympique se mit en place avec le serment prêté par les athlètes et les juges et le drapeau aux cinq anneaux entrelacés qui reprend les couleurs de tous les drapeaux du monde.

 

Mais l'organisation-même des Jeux pâtit de la situation d'après-guerre. Les JO ne furent guère rentables pour la BELGIQUE, le pays n'étant pas en mesure de faire face aux dépenses provoquée par l'événement. Les prix des entrées aux stades flambèrent et les recettes restèrent minimes. Un maximum d'épreuves se concentrèrent autour du stade du BEERSCHOT: les épreuves d'athlétisme, de football, de rugby et de gymnastique.  Le stade olympique disposait d'une capacité de 35 000 spectateurs.